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Le FMI s'inquiète des risques d'une propagation de la crise de la dette au système financier mondial

"Si la crise de la dette, actuellement située en périphérie, devait continuer à s'étendre aux économies du noyau dur de la zone euro, cela pourrait entraîner des perturbations significatives dans la stabilité financière internationale", estime l'institution de Washington.Le FMI évoque un scénario semblable à la faillite de Lehman Brothers en 2008.
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Logo du FMI sur le siège de la banque (AFP/SAUL LOEB)

"Si la crise de la dette, actuellement située en périphérie, devait continuer à s'étendre aux économies du noyau dur de la zone euro, cela pourrait entraîner des perturbations significatives dans la stabilité financière internationale", estime l'institution de Washington.

Le FMI évoque un scénario semblable à la faillite de Lehman Brothers en 2008.

"Des difficultés dans un pays peuvent rapidement s'étendre à l'Europe. De là, se déplacer aux Etats-Unis -via des détenteurs d'actifs européens- et au reste du monde", explique l'Institution dans ses prévisions économiques d'automne.

"Si l'exposition des banques mondiales aux dettes souveraines les plus fragiles, comme la Grèce, est limitée" les économies les plus solides pourraient être atteintes.

Le FMI a ainsi nettement revu à la baisse sa prévision de croissance pour l'Allemagne, locomotive de la zone euro. Elle devrait s'établir à 2,7% cette année avant de connaître un coup de frein l'an prochain et retomber à 1,3%.

En ce qui concerne la zone euro dans son ensemble, la croissance attendu par le FMI s'élève à 1,6% en 2011 et 1,1% en 2012.

Pour éviter toute réaction en chaîne sur la planète, le FMI met l'accent sur une nécessaire recapitalisation des banques.

En outre, le Fonds monétaire appelle les dirigeants européens à mettre en oeuvre rapidement leurs décisions du 21 juillet, dont le renforcement du Fonds européen de soutien aux pays fragiles, le FESF.

Lors de ce sommet extraordinaire qui a défini les contours d'une nouvelle aide à la Grèce, la zone euro avait accepté que le FESF puisse soulager les banques en rachetant leurs titres de dette publique sur le marché.

Le président français Nicolas Sarkozy n'avait pas hésité à qualifier cette avancée d'"amorce de Fonds monétaire européen".

Enfin, l'économiste en chef du Fonds monétaire international, Olivier Blanchard, s'est inquiété mardi de l'éventualité que les marchés visent l'Italie et a appelé l'Europe à être prête à financer le pays, via la BCE, mais aussi par un autre mécanisme tel que le FESF.

Il a rappelé lors d'une conférence de presse à Washington que l'Italie devait rassurer sur sa capacité à équilibrer ses finances publiques à long terme.

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