Renault n'exclut pas de fermer des usines, en France ou dans le monde, après des résultats négatifs

En 2019, le groupe a enregistré sa première perte nette depuis dix ans.

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France Télévisions
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L'usine Renault de Flins (Yvelines), le 4 août 2019. (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS)

Affecté par un recul de ses ventes et du marché automobile en général, le constructeur automobile Renault a publié, vendredi 14 février, une perte nette de 141 millions d'euros en 2019. En réaction à ce résultat négatif, la première perte depuis dix ans, la direction n'a pas exclu de fermer des usines, en France ou ailleurs.

"Nous n'avons aucun tabou et nous n'excluons rien", a déclaré la directrice générale par intérim, Clotilde Delbos, interrogée sur la question lors d'une conférence de presse. Un plan de redressement sera annoncé en mai, a-t-elle révélé : "Notre objectif est de réduire nos coûts de structure d'au moins 2 milliards d'euros au cours des trois prochaines années".

Des ventes mondiales en baisse de 3,4%

Le groupe a vendu 3,75 millions de véhicules en 2019, un volume en recul de 3,4%, et la tendance reste à la baisse sur le marché mondial de l'automobile cette année.

A ce contexte, s'ajoutent une baisse de la rentabilité opérationnelle du groupe, la chute de la contribution financière de Nissan, qui fait également face à des difficultés, et l'abandon d'une créance fiscale en France se traduisant par une charge de 753 millions d'euros.

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