Les salariés de GM&S menacent de faire exploser leur usine

Ambiance explosive à l'usine GM&S à La Souterraine dans la Creuse : depuis hier, les salariés de l'usine menacent de faire exploser le site. Ils ont déjà détruit du matériel. À bout, ils sont en lutte depuis six mois . Pour éviter la liquidation judiciaire de leur usine, ils entendent mettre la pression sur les constructeurs français pour qu'ils s'engagent à maintenir un volume de commandes suffisant.

France 3

Si l'ambiance est bon enfant ce vendredi 12 mai au matin à l'usine GM&S, il ne faut pas s'y tromper. Les salariés de cet équipementier automobile sont plus que jamais déterminés. L'usine est piégée avec des bonbonnes de gaz et de l'essence. Il leur reste dix jours pour trouver un repreneur, et tous les moyens seront bons. Cela fait six mois qu'ils luttent sans résultat. Alors cette nuit, ils ont occupé l'usine. Pour échapper à la liquidation, ils attendent un geste des constructeurs PSA et Renault.

Les salariés prêts à aller jusqu'au bout

Les commandes promises n'ont pas été honorées. Ils s'en remettent au nouveau président de la République. "J'espère qu'il va venir rapidement et qu'on va se mettre autour de la table et qu'il va dire à PSA : 'Vous avez vu les bénéfices que vous avez fait ? Il y a trois ans vous avez eu besoin de six milliards d'euros, vous avez été contents de trouver l'État !", s'insurge Yann Augras, représentant CGT de l'usine. GMD, un autre équipementier, est sur les rangs pour reprendre l'entreprise. Mais ce matin, les salariés doutent de ses intentions. Les 280 salariés se donnent jusqu'à lundi pour obtenir des réponses de l'État et des constructeurs. Au-delà, ils menacent de passer à l'action.

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Le sort des salariés de l\'usine GM&S pourrait bien devenir le premier sujet social du nouveau président. L\'entreprise de sous-traitance automobile est menacée de liquidation judiciaire. Excédés, les salariés ont détruit du matériel de production. 
Le sort des salariés de l'usine GM&S pourrait bien devenir le premier sujet social du nouveau président. L'entreprise de sous-traitance automobile est menacée de liquidation judiciaire. Excédés, les salariés ont détruit du matériel de production.  (France 3)