Un nouveau squat évacué à Caen, le deuxième en une semaine

La police a évacué mercredi un squat d'un immeuble de Caen. 35 personnes y vivaient illégalement depuis 2015. C'est le deuxième squat évacué depuis une semaine.

L\'immeuble qui appartient à la mairie de Caen était squatté depuis plusieurs années.
L'immeuble qui appartient à la mairie de Caen était squatté depuis plusieurs années. (CAPTURE D'ÉCRAN GOOGLE MAPS)

La police a procédé mercredi 24 octobre à l'expulsion de 35 personnes qui squattaient illégalement un immeuble situé dans le quartier de la Guérinière à Caen, dans le Calvados, rapporte France Bleu Normandie. Les occupants étaient installés depuis 2015 : la préfecture assure qu'ils ont tous été pris en charge. Le jeudi 18 octobre, une opération similaire avait lieu à Fleury-sur-Orne, à cinq kilomètres de Caen.

Des locaux appartenant à la ville

D'importants moyens policiers ont été déployés, ce qui a étonné les associations d'aides présentes lors de l'évacuation, démarrée vers 9 heures. Le 10 rue Joseph Wresinski était occupé illégalement depuis trois ans. Le tribunal d'instance de Caen avait autorisé l'expulsion des occupants en juin 2015 en leur laissant un délai, qui a été largement dépassé. Les locaux appartiennent à la Ville : les forces publiques ont été sollicitées pour récupérer le bien municipal.

Un opérateur s'est rendu douze fois sur place et a constaté les risques importants d'incendie, notamment dans des garages occupés en rez-de-chaussée. Le préfet a décidé de procéder à l'expulsion pendant les vacances de la Toussaint pour limiter au maximum les conséquences sur la scolarisation des 14 enfants vivant sur place.

Une majorité en situation irrégulière

Sur la dizaine de familles d'occupants (tous ressortissants étrangers originaires d'Albanie, du Nigéria, de Mongolie, d'Arménie et de Géorgie) trois personnes en situation régulière ont été accueillies à l'hôtel. Trois familles albanaises et deux adultes isolés demandeurs d'asile ont également été pris en charge le temps que leur situation soit vérifiée. Les personnes restantes sont en situation irrégulière : ils se verront proposer un dispositif d'aide au retour volontaire. En attendant, ils sont hébergés à l'hôtel à titre de répit.