TotalEnergies : environ 70% des salariés des raffineries françaises sont en grève, selon la CGT

La direction de TotalEnergies affirme avoir "anticipé les mesures logistiques nécessaires" pour éviter les pénuries.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des grévistes devant le site TotalEnergies de Carling (Moselle), le 27 septembre 2022. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

Les salariés de TotalEnergies en France ont démarré, mardi 27 septembre, une grève d'au moins trois jours pour réclamer notamment une hausse de leurs salaires, à l'appel de la CGT. La centrale syndicale a fait état d'une mobilisation de 70% des effectifs présents, un chiffre que la direction du groupe n'a pas commenté. "On appelle à ne sortir aucun produit des raffineries et de la pétrochimie, là où la CGT est implantée", a déclaré à l'AFP Benjamin Tange, délégué syndical central CGT du raffinage pétrochimie de TotalEnergies en France.

Parmi les principaux sites concernés figurent la bio-raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône), les raffineries Normandie au Havre, de Donges (Loire-Atlantique), Carling (Moselle), Feyzin (Rhône) et Oudalle (Seine-Maritime), ainsi que les dépôts de carburants de Grandpuits (Seine-et-Marne) et de Flandres (Nord).

La direction se veut rassurante

Contactée par l'AFP, la direction du groupe a assuré avoir, en prévision du mouvement, "anticipé les mesures logistiques nécessaires afin de pouvoir approvisionner normalement son réseau de stations-service et ses clients".

Elle a rappelé que les salariés français du socle social commun "ont bénéficié de mesures salariales représentant une augmentation moyenne de 3,5% en 2022", et ajouté que "des négociations vont démarrer dès le mois de novembre", soit deux mois plus tôt qu'habituellement, "afin de voir comment les salariés pourront bénéficier des résultats générés par TotalEnergies".

Plusieurs revendications sur l'emploi et les salaires

Outre une "revalorisation salariale immédiate à hauteur de 10% pour l'année 2022", la CGT réclame le "dégel des embauches" en France et "un plan massif d'investissements" dans l'Hexagone, a rappelé Benjamin Tange, soulignant que ces revendications avaient déjà été à l'origine de mouvements le 24 juin et le 28 juillet derniers.

Une partie des employés touchent des salaires "extrêmement faibles et il y a besoin de les revaloriser à hauteur de ce que le groupe dégage comme bénéfices", a souligné le responsable syndical, qui espère "une mobilisation très forte", afin de continuer à peser les jours suivants.

En dehors des perturbations dans l'approvisionnement des stations en carburants, le responsable syndical a estimé que la production des raffineries pourrait connaître une baisse des débits de 20 à 30%, en cas de forte mobilisation. TotalEnergies emploie en France 35 000 salariés, en comptant ses filiales.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Grève

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.