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Grève des médecins : des généralistes en grève pour les fêtes dans plusieurs départements de France

Des syndicats de médecins généralistes de la Vienne et des Pyrénées-Orientales réclament une revalorisation de l'acte médical et protestent contre le transfert des compétences à d'autres professions médicales.
Article rédigé par franceinfo ­
Radio France
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Manifestation des médecins devant le ministère de la santé, à Paris, le 1er décembre 2022. (LUC NOBOUT / MAXPPP)

Plusieurs organisations syndicales ont lancé des appels à la mobilisation des médecins généralistes pour les fêtes de fin d'année.

Dans les Pyrénées-Orientales, les médecins généralistes libéraux sont appelés à faire grève les samedis 24 et 31 décembre, rapporte jeudi 22 décembre France Bleu Roussillon. Lancé par la Confédération syndicale des médecins de France (CSMF) dans les Pyrénées-Orientales, le mouvement entend prolonger la grève du début du mois. Le 1er et le 2 décembre, 70% des praticiens du département avaient cessé le travail, selon les syndicats.

Les médecins réclament une revalorisation de l'acte médical, qu'ils n'ont pas obtenue lors des négociations pour la nouvelle convention médicale avec la Caisse nationale de l’Assurance Maladie, en novembre dernier. Christian Vedrenne, le secrétaire général de la CSMF Pyrénées-Orientales, réclame un acte médical "au minimum à trente euros" ainsi qu'une hiérarchisation des actes médicaux "qui permet d'être rémunéré en fonction de la pathologie" du patient.

En cas d'absence de son médecin traitant, l'Agence régionale de Santé (ARS) conseille de s'adresser au Samu afin d'éviter un engorgement des services d'urgence du département.

Entre 30% et 50% de grévistes dans la Vienne

Dans la Vienne, entre le 24 décembre et le 5 janvier, près de 30% des médecins généralistes "devraient être en grève dans la Vienne", indique l'ordre des médecins du département, les syndicats parlent de 50%, rapporte France Bleu Poitou. Ils protestent contre le transfert des compétences à d'autres professions du corps médical comme les infirmiers, et revendiquent une revalorisation de la consultation.

Avec ce mouvement, les médecins veulent "exprimer un ras-le-bol de la profession, on assiste à un saccage systématique de la médecine libérale", estime le docteur Bouchand, représentant pour la Vienne du syndicat des médecins libéraux.

Là aussi, le centre 15 craint d'être surchargé, tout comme les urgences et les centres médicaux de soins immédiats. Les médecins en appellent à la responsabilité de chacun pour éviter la surcharge des urgences. Pour faire face à cette hausse des appels, le centre 15 va doubler ou tripler ses médecins régulateurs, chargés de conseiller les patients. Il est demandé à ces derniers de ne pas se rendre dans les centres médicaux de soins immédiats pour des rhumes ou des petits soucis sans gravité. Ces structures ont déjà dû faire face à des files d'attente de 9 heures les jours de saturation.

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