Cet article date de plus de huit ans.

EADS : Lagardère s'en va, les Etats se feront plus discrets

Le groupe a dessiné mercredi les contours de sa nouvelle gouvernance, avec une indépendance plus marquée vis-à-vis des pays actionnaires, notamment la France et l'Allemagne. 

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Les Etats perdent leur droit de veto, et pourront donc moins influer sur les décisions du groupe européen aéronautique. (JOHANNES EISELE / AFP)

ENTREPRISES – Lagardère et Daimler quittent EADS. L'accord conclu mercredi 5 décembre entre les actionnaires du groupe aéronautique va permettre aux deux industriels fondateurs de s'en désengager. Le texte, signé avec les Etats français, allemand et espagnol, met fin au pacte d'actionnaires qui leur permettait de contrôler la gouvernance du groupe.

Le capital d'EADS est détenu actuellement à 7,5% par Lagardère et 15% par l'Etat français, à 15% par Daimler et 7,5% par un consortium d'investisseurs publics et privés allemands, et à 5,45% par la holding publique espagnole Sepi. Le reste est en Bourse.

"Une nouvelle naissance du groupe"

L'accord prévoit que Daimler et Lagardère réduisent fortement leurs participations, tandis que Berlin et Paris doivent détenir à terme jusqu'à 12% du capital et Madrid environ 4%. Pour compenser la sortie des industriels, EADS va racheter jusqu'à 15% de son capital.

"C'est tout simplement une nouvelle naissance du groupe, qui va pouvoir croître et se développer" sans que les Etats aient un droit de veto sur ses décisions, a déclaré Marwan Lahoud, directeur stratégique du groupe, dans une interview sur Europe 1. "Les Etats auront toujours quelque chose à dire parce que nous sommes des industries stratégiques pour leur sécurité", a cependant expliqué Lahoud.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Entreprises

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.