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Fonctionnaires : la prime de précarité sur les contrats courts pourrait s'appliquer jusqu'à un salaire équivalent à deux smic

C'est ce qu'affirme lundi, dans une interview aux "Echos", Olivier Dussopt, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Action et des Comptes Publics.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Olivier Dussopt, le secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Action et des Comptes Publics, à l'Assemblée nationale, le 5 février 2019. (BERTRAND GUAY / AFP)

La prime de précarité sur certains CDD que le gouvernement veut instaurer dans la fonction publique coûtera environ 400 millions d'euros par an et pourrait s'appliquer jusqu'à un salaire équivalent à deux smic, indique le secrétaire d'Etat Olivier Dussopt dans une interview aux Echos lundi.

Le débat sur le projet de loi réformant la fonction publique commence ce lundi à l'Assemblée nationale. Un amendement gouvernemental propose une prime de précarité "pour les contrats courts de moins d'un an", rappelle le secrétaire d'Etat à la Fonction publique. Cette prime "bénéficiera aux agents contractuels qui touchent jusqu'à un niveau de rémunération qui sera fixé ultérieurement mais pourrait être de deux Smic", précise-t-il. Elle devrait entrer en vigueur "en 2021".

"Autour de 400 millions d'euros par an"

"À comportement identique, le coût de cette réforme représenterait autour de 400 millions d'euros par an", mais Olivier Dussopt se dit "persuadé qu'il sera en réalité inférieur car le renchérissement des contrats courts, couplé aux autres mesures de lutte contre la précarité que contient le projet de loi, est de nature à induire des changements de comportement des employeurs publics".

Interrogé sur l'objectif de 120 000 suppressions de postes d'ici la fin du quinquennat, dont Emmanuel Macron a évoqué le possible abandon, Olivier Dussopt insiste sur les collectivités locales, pour lesquelles l'exercice "de maîtrise de la dépense pourrait s'être traduit assez mécaniquement par le non-renouvellement de 12 000 à 15 000 départs à la retraite" en 2018.

"A l'échelle de cinq ans, cela pourrait représenter de 60 000 à 70 000 suppressions de postes par non-renouvellement des départs à la retraite. On ne sera donc pas loin de l'objectif initial de 70 000 suppressions de postes pour les collectivités territoriales si celles-ci poursuivent cette maîtrise de leurs dépenses", selon lui.

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