Usine Ford de Blanquefort : les salariés restent mobilisés

La direction du Travail doit se prononcer lundi 4 mars après-midi sur la validité du plan de sauvegarde de l’emploi. Sur place, la mobilisation se poursuit. L’enjeu : maintenir de l’activité et des emplois sur le site.

Il est venu les soutenir dans leur usine de Blanquefort (Gironde). Pour Benoît Hamon, ancien candidat PS à l’élection présidentielle de 2017, le plan de sauvegarde de l’emploi, que doit valider ou non la direction du Travail, n’est pas une solution. "La nationalisation temporaire permettrait d’avoir ce délai qui permettrait demain d’assurer la pérennité de ce site. Or, aujourd’hui on nous parle que de revitalisation, de plan social, en clair, de fermeture de ce site", a-t-il déclaré.  

Une compensation pour réindustrialiser et dépolluer le site 

L’usine, qui emploie 850 personnes, doit fermer à l’été 2019, le seul repreneur en liste ayant été écarté par Ford. Les salariés espèrent trouver une solution. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a demandé dimanche à Ford une compensation pour réindustrialiser et dépolluer le site. Le gouvernement demande aussi au constructeur automobile de rembourser les 22 millions d’aides publiques perçues.

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L\'usine Ford de Blanquefort en Gironde, 2018.
L'usine Ford de Blanquefort en Gironde, 2018. (NICOLAS TUCAT / AFP)