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Suppression d'emplois chez France Loisirs : "Ce que je fais là aurait dû être fait depuis 10 ans", se justifie le PDG

Le PDG de France Loisirs, Adian Diaconu a précisé vendredi sur franceinfo que la suppression de 450 emplois touchera "le siège, les fonctions supports et les boutiques".

Article rédigé par France Info
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Le magasin France Loisirs rue de Rivoli à Paris. (GOOGLE MAPS)

Le PDG de France Loisirs assume et s'explique. "Ce que je fais là aurait dû être fait depuis 10 ans", a déclaré le patron du club de livres, filiale du groupe Actissia, vendredi 30 mars sur franceinfo. France Loisirs a annoncé qu’il prévoyait de supprimer 450 emplois sur 1 800 en France, à très courte échéance.

"Le siège est impacté, les fonctions supports et les boutiques", précise Adrian Diaconu. France Loisirs subit de plein fouet la crise du secteur de l’édition et notamment la concurrence du géant américain Amazon. Le modèle actuel "n’est plus adapté" aux consommateurs. La suppression de ces emplois en France est nécessaire "pour que la société puisse repartir avec un nouveau business model", poursuit le patron du groupe, fondé en 1970.

Les salariés informés "dans le détail"

Le chiffre d’affaires du groupe a plongé en passant de 214 millions d'euros en 2016, à 187 millions d’euros en 2017. La société, filiale du groupe Actissia, a été placée en redressement judiciaire le 1er décembre 2017.

Adrian Diaconu assure que "l’ensemble du personnel" est informé dans le "détail" de ce plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) "d’urgence". Les salariés "savent très bien qu’on a essayé tout ce qui était dans mon pouvoir pour traverser cette étape tous ensemble. Malheureusement, je suis très déçu et peiné de ne pas avoir pu emmener tout le monde de l’autre côté", assure le PDG au micro de franceinfo.

"Ce poids est d’autant plus lourd que cela fait plusieurs mois qu’ils savent ce qui va se passer et ils continuent de travailler", se félicite Adrian Diaconu. "Il y a une telle solidarité dans ce groupe, reconaît-il ému, parce qu’il y a ceux qui partent et ceux qui restent".

Ceux qui partent sont parfaitement conscients que pour ceux qui restent, ce ne va pas être plus facile pour eux.

Adrian Diaconu, PDG de France Loisirs

à franceinfo

Au-delà du PSE, France Loisirs est à la recherche d'un partenaire financier pour poursuivre la transformation de la société et l'adapter aux nouveaux usages. Selon Adrian Diaconu, un partenaire sérieux qui exerce dans le domaine de l'internet, des arts et des médias a été identifié depuis trois semaines, mais il faut encore confirmer son engagement. "Tant que vous allez vous battre, je vais me battre avec vous et pour vous", a conclu Adrian Diaconu à destination de ces salariés.

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