Les Etats-Unis vont développer de nouveaux missiles après la sortie d'un traité de désarmement avec la Russie

Le Pentagone accuse Moscou de "violations durables et répétées" du texte. Lequel régissait l'usage entre les deux pays de toute une série de missiles à capacité nucléaire de portée intermédiaire.

Donald Trump et Mark Esper lors d\'une cérémonie pour la nomination de ce dernier au poste de Secrétaire d\'Etat à la Défense, au Pentagone à Washington, le 25 juillet 2019
Donald Trump et Mark Esper lors d'une cérémonie pour la nomination de ce dernier au poste de Secrétaire d'Etat à la Défense, au Pentagone à Washington, le 25 juillet 2019 (NICHOLAS KAMM / AFP)

La nouvelle fait craindre une nouvelle course à l'armement. Les Etats-Unis vont accélérer le développement de nouveaux missiles sol-air après la sortie d'un accord désarmement qui les liait à la Russie, a annoncé vendredi 2 août Mark Esper, le secrétaire à la Défense. Le traité INF (pour Forces nucléaires intermédiaires) abolissait l'usage de toute une série de missiles à capacité nucléaire de portée intermédiaire.

"Maintenant que nous nous sommes retirés, le ministère de la Défense va poursuivre pleinement le développement de ces missiles sol-air conventionnels dans une réponse prudente aux actions de la Russie", a expliqué le ministre Mark Esper. Et de préciser que les Américains avaient commencé en 2017 des recherches sur ces systèmes de missiles, tout en restant dans les limites du traité INF sur les Forces nucléaires intermédiaires.

"Des violations durables et répétées"

Mark Esper a rejeté la responsabilité de l'échec de ce traité de désarmement sur les Russes qui, a-t-il accusé, se sont livrés à "des violations durables et répétées du traité pendant plusieurs années et pendant plusieurs administrations présidentielles" américaines. "Les faits sont clairs. La Fédération de Russie produit et déploie une capacité offensive qui était interdite par le traité INF", a-t-il répété, ajoutant que "la position de l'Otan est claire : la Russie est en infraction. Les Etats-Unis ne le sont pas"