Vente du site Smart de Hambach : "La priorité des priorités, c'est la sauvegarde de l'emploi", insiste la députée LREM de la Moselle Nicole Trisse

Alors que le groupe Daimler veut vendre le site de l'usine Smart à Hambach, Nicole Trisse, députée LREM de la Moselle appelle, vendredi sur franceinfo, les élus locaux à participer à la manifestation du jour pour défendre les 1 600 emplois de l'usine. 

Des employés et syndicats de Smart devant l\'usine Smart à Hambach, lors d\'un conseil économique et social, le 9 juillet 2020. 
Des employés et syndicats de Smart devant l'usine Smart à Hambach, lors d'un conseil économique et social, le 9 juillet 2020.  (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

Une manifestation est prévue vendredi 24 juillet matin à Sarreguemines, en Moselle, pour la défense des 1600 emplois de l’usine Smart de Hambach alors que le groupe Daimler veut se séparer du site. Nicole Trisse députée LREM de la Moselle, qui appelle les élus locaux à prendre part à la manifestation, affirme ce vendredi sur franceinfo que la cession de l'usine Smart est "un coup de massue". Pour l'instant, un seul repreneur s'est positionné, le britannique Ineos Automotive, un constructeur de 4x4. Selon elle, "la priorité des priorités, c'est la sauvegarde de l'emploi", a-t-elle indiqué.

franceinfo : Le britannique Ineos Automotive, constructeur de 4x4, est intéressé par la rachat du site. Vous auriez préféré un autre repreneur ?

Nicole Trisse : La priorité des priorités, c'est la sauvegarde de l'emploi. Il y a ici 1600 personnes qui sont concernées directement, ce qui fait autant de familles, ce qui fait tout un tissu socio-économique avec des entreprises qui gravitent autour. Moi, ma priorité, c'est la sauvegarde de l'emploi. Si en plus, on pouvait avoir une entreprise qui soit, comme l'a été Smart depuis le début, à la tête d'une transition écologique, c'est sûr que ce serait préférable. Mais en attendant, c'est l'emploi, la pérennité du site et l'avenir pour nos salariés.

Inéos devait s'implanter au Pays de Galles et au Portugal. Les nouveaux plans de l'entreprise britannique en France ne plaisent pas outre-Manche. Cela vous inquiète ?

Effectivement, il avait prévu une usine au Pays de Galles, mais également une usine au Portugal. Et d'après ce que je sais, si Inéos vient ici, avec une usine qui est effectivement ultramoderne et très récente, elle ne s'investirait pas dans les deux autres pays. C'est leur affaire. Ce n'est pas mon propos. Mon propos à moi, c'est qu'effectivement, on trouve un repreneur qui soit fiable, qui soit sérieux, qui assure une pérennité de l'emploi pour le maximum de personnes. Partant de là, comme je vous le disais, le ministère regarde ce qui a de possible. On a effectivement ce repreneur potentiel qui est Inéos, mais on peut très bien avoir d'autres repreneurs. Et dans ce cas-là, on mettrait en compétition les différents repreneurs.

La société Daimler qui vend le site avait signé en 2015 un pacte avec les salariés. 39 heures payées 37h pour sauver les emplois jusqu'en 2020. La direction n'a pas traîné. Il y a sentiment de trahison chez les salariés ?

Ce qui est certain, c'est qu'ils ont beaucoup donné. Ils ont accepté de s'adapter pour pérenniser le site. En 2015, ça tanguait un petit peu et ça avait permis d'avancer et d'avoir une pérennité. Pour nous, c'est un coup de massue également. C'est sûr que rien ne laissait présager cette cession de Smart de la part de Daimler, dans la mesure où ici, chez nous, tout va bien. Les salariés travaillent bien et la Smart sort. Et effectivement, ils avaient investi plus 500 millions d'euros pour un nouveau modèle électrique.