Guyane : la mobilisation se durcit

Après plus de deux semaines de conflit social en Guyane, la mobilisation se durcit. Samedi 1er avril, le gouvernement a proposé un plan de plus de un milliard d'euros pour la région en crise. Les mouvements protestataires réclament 2,5 milliards d'euros pour rattraper plus de 50 ans de retard.

FRANCE 3

Toute la soirée d'hier,  dimanche 2 avril, ils ont attendu devant la préfecture de Cayenne (Guyane). Puis la réponse du collectif est tombée. C'est non. Non au milliard d'euros d'aides proposé par le gouvernement. Les Guyanais estiment que le compte n'y est pas et exigent 2,5 milliards d'euros tout de suite. "On va avoir des barrages au moins jusqu'à mercredi, jusqu'à la décision du Conseil des ministres, qui j'espère saura accéder à nos demandes", explique Stéphane Lambert, président du Medef Guyane. Les commerces seront fermés ce lundi 3 avril, puis une marche sera organisée mardi à Kourou près du site de lancement des fusées Ariane. La contestation se durcit. Au-delà de la contestation sociale, c'est la question de l'identité d'un territoire, situé à plus de 7 000 kilomètres de Paris qui se pose.

La ministre de l'Outre-mer a essayé de convaincre

"On a l'impression que nous ne sommes pas valorisés. À partir du moment où les gens pensent ça, que vous le vouliez ou non, la question existentielle de l'identité refait surface", indique Davy Rimane, membre du collectif des "500 frères". Toute la journée d'hier, la ministre de l'Outre-mer Ericka Bareigts a essayé de convaincre. "Le temps politique est un temps qui est court. Nous avons des échéances présidentielles dans quelques semaines. Si nous n'actons pas ça nous allons complètement perdre cette mobilisation guyanaise et ce travail avec le gouvernement", explique la ministre. Le temps est compté côté gouvernement mais aussi côté guyanais où la vie au quotidien commence a être perturbée par la pénurie.

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Le collectif des 500 Frères manifeste devant la préfecture de Cayenne, en Guyane, le 1er avril 2017.
Le collectif des 500 Frères manifeste devant la préfecture de Cayenne, en Guyane, le 1er avril 2017. (JODY AMIET / AFP)