Covid-19 : "Entre 20% et 30% des commerçants disent qu'ils auront du mal à rouvrir", indique le Conseil du Commerce de France

"Le chiffre d'affaires de la semaine a été très bon, mais en aucun cas il n'a pu compenser tout le chiffre d'affaires qui avait été perdu sur le mois de novembre", déplore sur franceinfo William Koeberlé, président du Conseil du Commerce de France.

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Radio France
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Des clients d'une boutique à Kehl, près de Strasbourg, le 15 décembre 2020. (FRANCK KOBI / MAXPPP)

William Koeberlé, président du Conseil du Commerce de France qui représente une trentaine de fédérations de commerçants, a indiqué mardi 29 décembre sur franceinfo que "20% à 30% des commerçants", notamment dans l'habillement, "auront du mal à rouvrir et à continuer l'activité" après la crise sanitaire lié à l'épidémie de coronavirus. Selon lui, le chiffre d'affaires du mois de décembre pour les commerçants dits non essentiels "ne compense en aucune façon le confinement du mois de novembre".

franceinfo : La réouverture des commerces le 28 novembre pour le Black Friday a-t-elle été une vraie bouffée d'oxygène ?

William Koeberlé : Le chiffre d'affaires de la semaine a été très bon, mais en aucun cas il n'a pu compenser tout le chiffre d'affaires qui avait été perdu sur le mois de novembre. C'est même le cas de l'ensemble de mois décembre, même si les clients ont retrouvé le chemin des magasins. Malheureusement, ce chiffre d'affaires fait en décembre ne compense en aucune façon le confinement du mois de novembre. Il est bon par rapport à l'année dernière au mois décembre, mais il est catastrophique quand on prend la durée de novembre plus décembre. Et il est très mauvais quand on reprend l'ensemble de l'année avec le premier confinement qu'il ne faut pas oublier. On a des commerçants qui sont en grande difficulté, qui ont fait des chutes de chiffre d'affaires et les stocks sur la fin d'année pour les magasins dits non essentiels comme l'habillement, la chaussure, la bijouterie, la parfumerie. Maintenant, il va falloir payer les factures.

Combien de commerces décident aujourd'hui de baisser le rideau définitivement ?

Sur ces magasins dits non essentiels, on a entre 20 et 30% des commerçants qui nous disent notamment dans l'habillement, qu'ils auront du mal à rouvrir et à continuer l'activité. Très peu ont fermé leurs portes puisque le mois de décembre est un mois très important. Tout le monde comptait sur cette période pour pouvoir compenser, mais comme le mois de novembre n'a pas été ouvert, décembre, c'est la trésorerie qui est rentrée qui permet de payer des factures du mois de novembre et d'octobre. Mais maintenant, il va falloir payer l'ensemble des factures du mois de décembre. ll y a toujours un décalage.

Vous demandez au gouvernement d'ouvrir les cinq dimanches du mois de janvier. Qu'est-ce que cela peut changer ?

Les week-ends sont des moments où les clients aiment acheter. On souhaite pouvoir ouvrir sur l'ensemble des mois de janvier pour réaliser du chiffre d'affaires, pour refaire de la trésorerie. Cela a un deuxième effet au niveau sanitaire qui est de fluidifier également les flux. Le samedi étant le plus important, cela permettrait de faire en sorte qu'une partie aille sur le dimanche.

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