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Combattre la spéculation, nouveau sport national

Christine Lagarde a estimé lundi que les propositions de taxe sur les activités financières étaient très intéressantes
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Christine Lagarde, en Suisse (© France)
Christine Lagarde a estimé lundi que les propositions de taxe sur les activités financières étaient très intéressantesChristine Lagarde a estimé lundi que les propositions de taxe sur les activités financières étaient très intéressantes

Après la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne complètent la boîte à idées. Vendredi, le patron du gendarme de la Bourse britannique a évoqué l'idée d'une taxe sur les transactions financières.

Lundi, le ministre allemand des Finances a demandé au G20 de réfléchir aux moyens de faire payer aux marchés financiers une partie du coût de la crise.

"Ce sont des pistes très intéressantes", a déclaré Mme Lagarde lors d'une conférence de presse à Bercy. "Je suis tout à fait favorable à une meilleure régulation et à un levier financier ou fiscal sur tous les instruments financiers mais pas (sur) certains (instruments) au détriment d'autres", a-t-elle précisé.

"Il faut faire attention à (...) ne pas sur-réguler ou surtaxer un segment du marché financier parce que si on fait ça on prend le risque d'un débordement sur d'autres segments", a-t-elle ajouté.

Fin mai, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait évoqué l'idée d'une taxe en faveur de l'aide au développement de l'ordre de 0,005% et prélevée sur les transactions monétaires, sur le modèle de la taxe Tobin. Christine Lagarde avait alors fait part de ses réserves et indiqué qu'une telle taxe ne pouvait fonctionner que si elle était appliquée par tout le monde.

Imaginée en 1971, la taxe "Tobin", du nom du prix Nobel d'économie James Tobin, prévoit de taxer les transactions monétaires internationales afin de réduire la volatilité des marchés et décourager la spéculation à court terme.

En finir avec la fraude


Jeudi à Berne, la ministre française de l'Economie a signé une convention pour lutter contre la fraude fiscale. L'accord, qui porte sur l'échange d'informations entre les deux Etats, a été signé avec le président helvétique et le ministre des Finances Hans-Rudolf Merz.

Christine Lagarde a indiqué que cet accord rend l'échange d'informations possible "dans l'hypothèse de soupçons avérés de fraude fiscale de contribuables français qui utilisaient la Suisse comme terre d'accueil".

"Dorénavant, avec la signature de cette convention (...), nous pourrons saisir l'Etat suisse et les banques suisses ne pourront pas nous opposer le secret bancaire", a-t-elle précisé sur la radio RMC et la chaîne de télévision BFM TV.

Selon Christine Lagarde, "l'échange d'informations prévu dorénavant par la convention (...) permet à chacun des deux pays de demander à l'autre des informations à condition d'inclure le nom, l'adresse, la période considérée, le motif (...) et s'il en a connaissance le nom et l'adresse des établissements susceptibles de détenir cette information".

L'accord conclu entre Berne et Paris prévoit également "d'assurer un échange de renseignements en matière fiscale, qui soit le plus large possible, sans qu'il soit pour autant loisible aux Etats contractants 'd'aller à la pêche aux renseignements'", selon le texte de l'accord dont l'AFP a obtenu une copie.

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