Taxe d'apprentissage : une cagnotte très convoitée

Les régions et les patrons se disputent une cagnotte de 1,6 milliard d'euros. Jusqu'ici les régions percevaient cette somme pour financer l'apprentissage, mais le gouvernement veut changer les règles et confier l'apprentissage et son financement aux branches professionnelles.

France 2

Le patronat va-t-il bientôt gérer la taxe d'apprentissage ? C'est tout l'enjeu des négociations en coulisse avec le gouvernement. Pour l'État, l'objectif est de simplifier le financement de l'apprentissage. Aujourd'hui, ce budget est géré par plusieurs acteurs. 51 % de la taxe d'apprentissage revient aux régions, 26 % aux centres de formation et 23 % pour d'autres types de formations professionnelles.

Qui est le plus légitime ?

Le gouvernement souhaite confier la gestion entière de ce budget aux branches professionnelles, c'est-à-dire au patronat. Pour cette économiste, les entreprises doivent reprendre la main. "Ce sont elles qui connaissent les débouchés de l'apprentissage, ce sont elles qui sauront dire : 'Là on a besoin de tant de jeunes apprentis parce que, dans les années qui viennent, on va savoir combien de postes on va pouvoir ouvrir'", commente Agnès Verdier-Molinié, directrice de la Fondation IFRAP. Les régions, elles, ne sont pas prêtes à renoncer et s'estiment plus légitimes pour gérer ce budget particulier. Les négociations devraient prendre fin dès février.

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Taxe d'apprentissage : une cagnotte très convoitée (France 2)