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Brexit : des patrons français clament aux Anglais "Ne nous quittez pas !"

A 48 heures du référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'Union européenne, les grands patrons français prennent position. Ils demandent à leurs voisins de ne pas rester en Europe.
Article rédigé par France Info
Radio France
Publié Mis à jour
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  (Parmi les signataires se trouvent des banques et des industriels français. DR)

Jeudi les Britanniques iront aux urnes pour le référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'Union européenne. Ce mardi, les grands patrons français prennent position. 34 grands groupes tricolores publient une lettre dans de grands quotidiens britanniques pour appeler à rester dans l'Union. Parmi les signataires se trouvent des banques comme la Société Générale, BPCE, mais aussi des industriels comme Vinci, Airbus, Dassault. Les lecteurs retrouvent également Air France ou encore Radiall, l'entreprise de Pierre Gattaz, le président du Medef. Cette lettre apporte une tonalité inhabituelle, pour une démarche inédite.

"Nous vous aimons mais nous faisons des affaires"

Dès le début, le ton est donné : "Nous vous aimons mais nous faisons des affaires ". Si les patrons français font cette déclaration d’amour –en anglais !- aux Britanniques, c’est un amour conditionnel. Il est lié au marché commun, à l’absence de barrières douanières, et à l’ancrage du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Denis Kessler est notamment à l’origine de cette lettre. Le président du groupe de réassurance Scor est persuadé que personne n’aurait à gagner à un Brexit : "C’est leur intérêt de rester mais c’est notre intérêt qu’ils restent dans l’Union Européenne ".

Ce serait une catastrophe pour eux et pour nous (Denis Kessler)

L’entrepreneur le précise : "Très honnêtement, ce serait une catastrophe pour eux et pour nous, que ce pays décide de redevenir une île perdue dans l’Atlantique, plutôt que d’être un porte-avions ancré dans l’Europe. " Ce message n’est donc pas un chantage mais tout de même une mise en garde. Le texte avance qu’un Brexit pénaliserait les investissements au Royaume-Uni. L’appel s’achève par un "Ne nous quittez pas". La formule est une façon pour les patrons français de rappeler aux Britanniques qu’en amour il faut surtout des preuves.

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