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PSA détaille ses suppressions de postes

Le constructeur automobile a réuni, dans chacun de ses sites, un comité d'entreprise pour détailler ses 8 000 suppressions de postes.

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France Télévisions
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Des ouvriers de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 12 juillet 2012. (MARTIN BUREAU / AFP)

Après l'annonce de 8 000 suppressions de postes en France et la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) jeudi, PSA Peugeot Citroën réunit vendredi 13 juillet des comités d'entreprises extraordinaires dans chacun de ses sites pour détailler son plan. FTVi fait le point sur les informations qui ont filtré de ces réunions.

3 000 suppressions de postes à Aulnay-sous-Bois

L'usine de Seine-Saint-Denis va fermer ses portes en 2014. Conséquence, ses 3 000 salariés se retrouvent sur le carreau. La direction a indiqué que la moitié d'entre eux serait reclassée à Poissy et que les 1 500 autres le seraient dans la région.

702 suppressions de postes à Poissy

A Poissy (Yvelines), la direction a remis vendredi matin un dossier de consultation, qui sera discuté le 26 juillet, lors d'un nouveau comité d'entreprise. Ce dossier prévoit la suppression de 702 postes. Selon la direction, cette suppression se fera par un plan de départ volontaire. Concernant les 1500 salariés d'Aulnay, que PSA prévoit de reclasser à Poissy, la direction "mettra tout en œuvre pour accueillir les salariés d'Aulnay qui en feraient la demande", assure un porte-parole.

Le secrétaire général de la CGT de PSA à Poissy, Farid Borsali, a quant à lui estimé que la réunion avait été "décevante". "Nous n'avons eu aucune précision", a-t-il poursuivi. Le syndicaliste se dit inquiet pour les 1 400 intérimaires de l'usine. Selon une source syndicale, les suppressions concernent 446 ouvriers, 189 agents de maîtrise et 67 cadres. Le site de Poissy, qui produit des DS3, des C3 et des 208, compte actuellement 7 000 salariés.

• 273 départs volontaires à Mulhouse

Le site PSA de Mulhouse (Haut-Rhin), où travaillent près de 8 300 salariés et 800 intérimaires, sera touché par un plan de 273 départs volontaires. Selon la CFDT, qui a revélé ce chiffre, le plan ne concernera pas le secteur de la production. "Ce plan concerne les emplois de structures, dans les services de recherche-développement ou administratifs, par exemple", a détaillé Robert Calvet, délégué CFDT.

"Apparemment il n'est pas question de licenciements secs chez nous. Le problème, c'est qu'il y a sans doute des salariés qui souhaiteraient partir, mais ils ne travaillent pas forcément dans les services concernés par le plan", a-t-il ajouté.

"Bien sûr, on est moins directement visés qu'Aulnay ou Rennes, on n'est pas inquiet pour l'avenir immédiat, mais on voit bien que l'entreprise va mal, ça ne nous rassure pas pour l'avenir à plus long terme", a expliqué le syndicaliste.

94 emplois supprimés en Moselle

Les deux sites de PSA en Moselle devraient pour leur part voir disparaître 94 emplois (52 à Trémery, 42 à Metz-Borny). Selon des sources syndicales, ces suppressions se feront sur la base de départs volontaires, essentiellement sur les effectifs de l'encadrement et de la recherche et développement.

579 suppressions à Sochaux

Berceau du constructeur automobile, le site de Sochaux (Doubs) verra disparaitre 579 emplois, a révélé la CGT jeudi 12 juillet. Selon le syndicat, qui s'appuie sur des documents fournis par la direction, 369 postes seront supprimés dans le secteur de la recherche et développement (R&D), 200 postes dans le secteur de la production et dix autres dans des services divers.

 • 1 400 postes supprimés à Rennes

Le groupe prévoit de supprimer 1 400 postes dans son usine de Rennes (Ille-et-Vilaine). "1 219 sont des postes liés à la production, 181 en recherche et développement", a détaillé Pierre Contesse, délégué syndical FO. Un millier de salariés se sont rassemblés ce midi sur le site de La Janais, aux cris de "non aux licenciements !".

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