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Le Conseil national du PS interrompu par des manifestants de PSA Aulnay

Une cinquantaine de salariés sont venus demandé que l'Etat joue un "vrai rôle de médiateur" dans le conflit qui les oppose au groupe automobile.

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France Télévisions
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Des salariés de PSA ont envahi le Congrès natyional du Parti socialiste, le 13 avril 2013, à La Villette, à Paris. (PS / FRANCETV INFO)

La direction du PS s'attendaient entendre des contestations, mais pas celles-là. Une cinquantaine de salariés de PSA Aulnay se sont introduits de force, samedi 13 avril,  dans le Centre des Congrès de la Cité des Sciences, à la Villette, à Paris, où se tient le Conseil national du PS. Ils ont interrompu, pendant une vingtaine de minutes les travaux du "parlement" du Parti Socialiste. Bousculant le service d'ordre, surpris, les manifestants ont gagné la salle où venait juste de s'exprimer le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, aux cris de "aucune usine ne doit fermer" ou "interdiction des licenciements".

Le chef du gouvernement a alors quitté la salle, et le ministre Pierre Moscovici a été apostrophé par des manifestants. Montés sur l'estrade, ceux-ci ont ensuite déployé une banderole "non à la fermeture de PSA Aulnay". Après quelques instants de confusion, le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a invité l'un des protestataires à s'exprimer.

Jean-Pierre Mercier, le leader CGT de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois, a réclamé un "médiateur avec de réels pouvoirs, de réelles compétences de médiation qui puisse mettre le pouvoir politique du gouvernement dans la balance pour qu'on obtienne au moins satisfaction sur le fait qu'on ne finisse pas au chômage"."Ce n'est pas à Peugeot de faire sa loi", a ajouté l'orateur."Nous sommes devant une direction qui est butée, qui ne veut pas négocier, qui ne veut pas discuter", a-t-il dit. Après avioir repris ironiquement en choeur "Le changement c'est maintenant", les manifestants ont ensuite évacué les lieux, au bout d'une vingtaine de minutes. Ils devaient être reçus par plusieurs responsables du PS, dont les députés Guillaume Bachelay et Jean-Marc Germain.

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