Retraite de Carlos Ghosn : "Ce n'est pas la somme en elle-même" qui choque le plus, "mais qu'il la réclame", estime un délégué syndical de Renault

Bruno Azière, délégué central CFE-CGC de Renault a réagi sur franceinfo à la retraite de l'ancien PDG du groupe. 

Carlos Ghosn en mars 2019. 
Carlos Ghosn en mars 2019.  (KAZUHIRO NOGI / AFP)

"Ce n'est pas la somme en elle-même, c'est le fait que monsieur Ghosn la réclame" qui est le plus choquant, estime Bruno Azière, délégué central CFE-CGC de Renault sur franceinfo mercredi 3 avril. L'ex-PDG de Renault, Carlos Ghosn, a fait valoir ses droits à la retraite et touchera une retraite chapeau de 765 000 euros par an, selon les informations de franceinfo.

"Entendre ce type de sommes et surtout cette réclamation, demander un dû à l'entreprise, compte tenu de ce qui pèse sur M. Ghosn et de la difficulté du groupe Renault, notamment pour ses salariés, ça c'est indécent", a estimé Bruno Azière. "J'ai sous les yeux un document que monsieur Ghosn a lui-même signé à l'époque où il était PDG, c'est l'avant-propos de la charte éthique de l'entreprise", a tenu à rappeler le syndicaliste.

Il disait lui-même qu'il fallait être gardien des principes moraux et éthique de l'entreprise, je pense qu'on en est loin aujourd'huiBruno Azièreà franceinfo

Le délégué central CFE-CGC de Renault juge que si l'ancien patron du groupe "avait fait son travail jusqu'au bout de la forme morale et éthique qui convient, ça aurait été plus compliqué d'expliquer que c'est indécent". Pour Bruno Azière, ce qui est problématique, c'est l'affaire Ghosn, vous imaginez, si l'affaire est jugée et qu'il est reconnu coupable, l'entreprise serait obligée de donner une rente à quelqu'un qui l'aurait volé !".