DIRECT. Renault : Carlos Ghosn reste PDG du groupe, le numéro 2 Thierry Bolloré prend la direction exécutive

Le conseil d'administration de Renault s'est réuni mardi soir. L'Etat, actionnaire à 15%, avait demandé la mise en place d'une gouvernance intérimaire.

Carlos Ghosn lors d\'une conférence de presse à Rio de Janeiro (Brésil), le 4 janvier 2016.
Carlos Ghosn lors d'une conférence de presse à Rio de Janeiro (Brésil), le 4 janvier 2016. (VANDERLEI ALMEIDA / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Le conseil d'administration de Renault a confié, mardi 20 novembre, "à titre provisoire" la direction exécutive du groupe au numéro 2 Thierry Bolloré. Le directeur général adjoint disposera des "mêmes pouvoirs" que Carlos Ghosn, actuellement en garde à vue au Japon. "Monsieur Ghosn, temporairement empêché, demeure Président-Directeur général", a souligné dans un communiqué le constructeur automobile français à l'issue d'une réunion extraordinaire de son conseil d'administration.

Les gouvernements français et japonais ont réaffirmé leur "important soutien" à l'alliance entre les constructeurs Renault et Nissan, au lendemain de l'arrestation du PDG Carlos Ghosn à Tokyo. Le patron de la marque au losange est soupçonné d'avoir dissimulé au fisc nippon une partie de ses revenus.

 Carlos Ghosn interrogé depuis lundi. Sa garde à vue peut durer jusqu'à 23 jours pour le seul chef d'accusation de "dissimulation de revenus".

Il "n'est plus en état de diriger le groupe". C'est ce qu'a déclaré sur franceinfo le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. L'Etat, actionnaire à 15%, a demandé la mise en place d'une gouvernance intérimaire.

Renault s'enfonce à la Bourse de Paris. L'action du constructeur automobile a encore chuté de plus de 4%, après une baisse de 8% hier, comme l'indique le suivi des Echos.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #GHOSN

23h38 : Bonsoir @anonyme. Originaire de Quimper, celui qui prend la direction exécutive de Renault durant l’indisponibilité de Carlos Ghosn n'a pas de lien de famille direct avec un autre industriel originaire la région, Vincent Bolloré.

23h38 : Bonsoir Franceinfo: Il existe un lien entre Thierry Bolloré et Vincent Bolloré ?

22h08 : Le conseil d'administration de Nissan se prononcera, lui, sur le limogeage de son président jeudi matin. Mitsubishi Motors (MMC) entend également le "démettre rapidement".

22h08 : "M. Ghosn, temporairement empêché, demeure Président-Directeur général", détaille dans un communiqué le constructeur automobile français à l'issue d'une réunion extraordinaire.

22h01 : A l'issue du conseil d'administration de ce soir, Renault annonce que Carlos Ghosn reste PDG, mais que la direction exécutive est assurée par Thierry Bolloré, numéro deux du groupe.

18h32 : Une chute brutale. Carlos Ghosn, l'emblématique patron de Renault, père de l'alliance nouée avec Nissan, a été arrêté au Japon lundi, au sommet de sa gloire, après avoir fait de son groupe automobile le numéro 1 mondial. Mais qui est-il vraiment ? Franceinfo se penche sur cinq choses à savoir sur cet homme aussi admiré que redouté.

(REUTERS)

13h42 : L'action Renault s'est encore un peu plus effondrée aujourd'hui à la Bourse de Paris, perdant plus de 3% après une chute de 8,43% la veille, alors que son PDG, Carlos Ghosn, est toujours en garde à vue au Japon. Un conseil d'administration de Renault se réunira à 19 heures pour décider d’une gouvernance intérimaire.

12h20 : Alors que Carlos Ghosn a été arrêté au Japon hier pour des soupçons de malversations financières, cette enquête de franceinfo revient sur les zones d'ombres de ce personnage à la tête du plus grand empire automobile au monde, de ses méthodes implacables à sa rémunération record.

11h47 : Le conseil d'administration de Renault se réunira à 19 heures pour décider d’une gouvernance intérimaire, a appris franceinfo de source proche du dossier. Carlos Ghosn, PDG du groupe, est toujours en garde à vue au Japon.

10h05 : Si vous avez raté l'interview de Bruno Le Maire tout à l'heure sur franceinfo, voici ses principales déclarations au sujet de Carlos Ghosn en vidéo. Il estime que le PDG, interpellé pour fraude fiscale au Japon, "n'est plus en état de diriger le groupe" Renault.

08h52 : Hier soir, un journaliste de franceinfo s'est justement rendu à l'usine Renault de Flins (Yvelines), pour recueillir la réaction des salariés, en colère. "Comme d’habitude, on est surpris de voir des gars bourrés d’oseille qui essaient de tricher pour faire encore plus d’oseille", explique l'un d'eux, fatigué de devoir, lui, "se serrer la ceinture".




(GILLES GALLINARO / RADIO FRANCE)

08h54 : "Ce qui compte pour moi, c'est que les salariés aujourd'hui, à l'usine de Maubeuge, à l'usine de Sandouville, dans toutes les usines de Renault, sont en train de se dire 'Qu'est-ce qu'il va advenir de nous ?'"

Bruno Le Maire explique sur franceinfo vouloir garantir la pérennité de l'alliance entre Renault et Nissan, et rassurer les salariés.

08h44 : Bruno Le Maire va demander la mise en place "immédiatement (...) d'une gouvernance intérimaire" à Renault. Il doit recevoir ce matin l'administrateur de référence du constructeur, Philippe La Gaillette, ainsi que les représentants de l'Etat au conseil d'administration du constructeur français.

08h55 : Le ministre de l'Economie affirme avoir demandé hier, avec son homologue Gérald Darmanin, des vérifications au sujet de la situation fiscale de Carlos Ghosn en France, qui n'ont donc rien révélé "de particulier", affirme-t-il. Selon la justice japonaise, il n'a déclaré que la moitié de ses revenus au Japon entre 2011 et 2015, soit un différentiel d'environ 37 millions d'euros.

08h38 : "Il n'y a rien de particulier à signaler sur la situation fiscale de Carlos Ghosn en France", assure Bruno Le Maire.

08h50 : "[Carlos Ghosn] n'est, de fait, plus en état de diriger le groupe. En revanche, nous n'allons pas demander le départ formel de Carlos Ghosn du conseil d'administration pour une raison simple : nous n'avons pas de preuves."

Invité de franceinfo, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire s'inquiète de la situation de Renault après l'arrestation de son PDG Carlos Ghosn au Japon, et affirme qu'il va demander au gouvernement japonais "tous les éléments fournis par Nissan à la justice japonaise" sur sa fraude fiscale.

07h38 : Sans surprise, l'action Nissan a chuté de 5,45% aujourd'hui à la Bourse de Tokyo, qui vient de fermer.

08h48 : "C'est un problème que tant d'autorité ait été accordée à une seule personne".

Lors d'une conférence de presse hier soir, Hiroto Saikawa, celui qui était le dauphin de Carlos Ghosn chez Nissan et était devenu président exécutif du constructeur japonais, a eu des mots très durs envers le PDG de son groupe et a dénoncé "le côté obscur de l'ère Ghosn".

07h24 : L'arrestation au Japon de Carlos Ghosn fait la une de toute la presse nationale ce matin. La condamnation des faits qui lui sont reprochés est unanime, des Echos – qui voient en lui une "icône" de l'industrie française – à L'Humanité - qui sans surprise a les mots les plus durs.











06h08 : C'est une enquête interne à Nissan qui a permis de mettre à jour cette fraude, avant que le constructeur transmette les informations à la justice.

07h36 : Pour vous donner une idée de l'ampleur de la fraude dont Carlos Ghosn est soupçonné, le parquet précise qu'il a déclaré au fisc japonais 4,9 milliards de yens (environ 37 millions d'euros) sur cette période, alors qu'il a gagné le double.

06h05 : Le parquet japonais a confirmé, cette nuit, que Carlos Ghosn était bien détenu pour des soupçons de dissimulation de revenus. Il a "conspiré pour minimiser sa rétribution à cinq reprises entre juin 2011 et juin 2015", précise le communiqué. Le PDG de Renault-Nissan-Mitsubishi est toujours en garde à vue ce matin.