Airbus licencie 16 employés soupçonnés d'espionnage sur des programmes militaires allemands

Ils auraient disposé de dossiers secrets de l'armée allemande, concernant notamment l'acquisition d'un système de communication.

Le logo Airbus visible sur le site de Colomiers (Haute-Garonne), le 15 novembre 2019.
Le logo Airbus visible sur le site de Colomiers (Haute-Garonne), le 15 novembre 2019. (REGIS DUVIGNAU / REUTERS)

Direction la porte. La presse allemande rapporte, dimanche 1er décembre, qu'Airbus a fini par licencier les seize employés soupçonnés d'espionnage sur des programmes militaires allemands. Ils travaillaient tous au sein du Programme Line Communications, Intelligence and Security (CIS). Ce pôle, basé à Munich, s'occupe de la cybersécurité et des activités connexes. 

En septembre, des sources dans la compagnie avaient indiqué que les procureurs allemands enquêtaient sur des soupçons d'espionnage interne de la part d'employés d'Airbus sur deux projets d'armement avec les forces armées allemandes. "Certains de nos employés avaient des documents qu'ils n'auraient pas dû avoir", avait déclaré l'une d'elle. Concrètement, ils auraient disposé de dossiers secrets de l'armée allemande, concernant notamment l'acquisition d'un système de communication.

Le géant européen de l'aviation a déclaré qu'il procédait à un "examen interne continu avec le soutien d'un cabinet d'avocats extérieur" dans cette affaire. "Le groupe coopère pleinement avec les autorités compétentes pour résoudre cette affaire", a-t-il expliqué dans un communiqué. L'affaire avait incité l'Allemagne à ouvrir une enquête sur des soupçons d'espionnage industriel.