1er-Mai : la stratégie offensive des forces de l'ordre

L'exécutif se félicite du dispositif policier déployé mercredi 1er mai dans la capitale. Des barrages filtrants et des fouilles ont été organisés bien avant le début de la manifestation.

FRANCE 2

D'un côté des policiers qui chargent, de l'autre des manifestants qui se dispersent. Mercredi 1er mai, c'est un véritable jeu du chat et de la souris qui se dessine dans les rues de la capitale. La stratégie engagée a été volontairement offensive. Chaque interpellation dure à peine quelques secondes, l'objectif est d'éviter les affrontements directs en isolant les interpellés. 7 400 gendarmes et policiers ont été mobilisés à Paris et dès mardi 30 avril, des contrôles ont été organisés aux frontières, dans les gares et sur les axes stratégiques. Casques, pinces, marteaux, les forces de l'ordre ont saisi plusieurs objets dangereux lors de fouilles. Avant même le début des rassemblements, 9 016 contrôles préventifs ont été mis en place et 165 personnes ont été interpellées.

Contrer les charges

Dès le début de la manifestation vers 14 heures et les premières charges des "black blocs", les policiers décident d'aller au contact et de repousser brutalement les individus violents. Le long du parcours, les drones ont accompagné les forces de l'ordre. Pour morceler le cortège et éviter la formation de groupes hostiles, les forces de l'ordre ont adopté une attitude très offensive.

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Des policiers devant des camions de la CGT, le 1er mai 2019, à Paris. 
Des policiers devant des camions de la CGT, le 1er mai 2019, à Paris.  (ZAKARIA ABDELKAFI / AFP)