Koko, la gorille qui parlait la langue des signes, est morte à l'âge de 46 ans

La primate maîtrisait plus de 1 000 mots. Elle était élevée en captivité en Californie.

La gorille Koko au zoo de Detroit (Michigan), le 15 octobre 2015.  
La gorille Koko au zoo de Detroit (Michigan), le 15 octobre 2015.   (DANIEL MEARS / AP / SIPA)

"Elle était très aimée et nous manquera profondément." La Gorilla Foundation a annoncé la mort de Koko, une gorille élevée en captivité devenue mondialement célèbre pour sa maîtrise du langage des signes. La primate, née le 4 juillet 1971 au zoo de San Francisco (Californie), est morte "dans son sommeil", mercredi 20 juin, à l'âge de 46 ans.

"La capacité de Koko pour le langage et son empathie a ouvert l'esprit et le cœur de millions de personnes", a souligné la fondation, la qualifiant d'"icône de la communication inter-espèces".

"Le châton de Koko"

Dès 1972, une chercheuse et psychologue pour animaux, Francine Patterson, a commencé à apprendre à Koko le langage des signes, avant de poursuivre son apprentissage à l'université de Stanford, où fut établie la fondation, dédiée à l'étude des gorilles en captivité.

Koko, qui maîtrisera peu à peu plus de 1 000 mots, a fait l'objet de nombreux reportages qui ont fait sa notoriété. À commencer par la couverture de National Geographic, en octobre 1978, qui la montrait en train de prendre sa photo en se regardant dans un miroir.

Koko s'est ensuite rendue célèbre pour son affection pour son premier châton, qu'elle avait nommé "All Ball". Il a fait l'objet d'un livre pour enfants devenu un classique, Koko's kitten (Le châton de Koko). À la mort du chat, renversé par une voiture, Koko avait affiché son chagrin des mois durant.

Un penchant pour la peinture

Ce grand singe a aussi montré son penchant pour la peinture et a même participé à des discussions sur internet avec ses nombreux fans.

Mais Koko a aussi connu des moments de controverse. En 2005, deux femmes avaient assigné en justice la fondation du gorille pour les avoir sommées de se mettre à moitié nues devant Koko, afin de mieux communiquer avec cette femelle, réputée pour aimer les seins. La fondation avait rejeté ces accusations, et l'affaire s'était réglée à l'amiable.