A Saint-Etienne, les démineurs victimes d'un poisson d'avril

Les auteurs de ce canular s'exposent à des peines de deux ans de prison et de 30 000 euros d'amende. Ils ont déposé un paquet suspect, contenant une bouteille de gaz, sur un rond-point de la ville.

Des démineurs interviennent à Saint-Etienne (Loire), le 1er avril 2014, pour une fausse alerte à la bombe.
Des démineurs interviennent à Saint-Etienne (Loire), le 1er avril 2014, pour une fausse alerte à la bombe. ( MAXPPP)

L'alerte à la bombe était un canular. Le service de déminage de la police a été mobilisé, mardi 1er avril au matin, sur un rond-point de Saint-Etienne (Loire) pour y désamorcer un paquet suspect qui s'est révélé être un poisson d'avril, raconte Le Progrès.

L'unité de déminage de la police, basée dans la région lyonnaise, est intervenue en milieu de matinée sur un sac posé au niveau d'un rond-point de l'entrée Nord de Saint-Etienne. La circulation automobile et piétonne a été neutralisée par mesure de précaution. A l'intérieur du sac se trouvaient des éléments permettant de penser qu'il s'agissait d'une bombe artisanale : bouteille de gaz, réveil, fils électriques, etc. Ainsi qu'un poisson d'avril, déposé tout au fond.

Le parquet stéphanois a peu apprécié la blague

"Nous allons mettre un point d'honneur à identifier et traduire en justice les auteurs de ce canular de mauvais goût qui représente un coût pour la collectivité et mobilise des moyens opérationnels qui ont d'autres priorités", a assuré le procureur de la République de Saint-Etienne. Il a rappelé que les auteurs de ce type de délits s'exposent à des peines de deux ans de prison et de 30 000 euros d'amende.