JO 2021 : la délivrance pour de Grasse, McLaughlin et les Italiens supersoniques... Les cinq choses à retenir de la journée de mercredi à Tokyo

Vous avez manqué l'essentiel de ce qu'il s'est passé lors de la douzième journée des Jeux olympiques au Japon ? Petite séance de rattrapage.

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Sydney McLaughlin après sa victoire sur le 400 m haies, le 4 août à Tokyo. (PHOTO KISHIMOTO / PHOTO KISHIMOTO / DPPI via AFP)

Après le record de Karsten Warholm sur le 400 m haies mardi, le mercredi 4 août a été marqué par une nouvelle performance hors du commun, celle de Sydney McLaughlin sur la même épreuve. Le stade national olympique de Tokyo a couronné cette nouvelle reine de l'athlétisme, à 21 ans. Un autre record du monde, celui de la poursuite par équipes en cyclisme sur piste, a été battu du côté du Vélodrome d'Izu. Franceinfo: sport vous résume ce que vous avez peut-être manqué mercredi aux JO.

La journée des Bleus : de la souffrance puis de la joie

Pour Kevin Mayer, la journée aura été longue. Le décathlonien, victime de douleurs au dos, a terminé la première partie de sa journée en larmes au micro de Nelson Monfort. Des larmes, Camille Lecointre et Aloïse Retornaz n'en ont pas versé malgré une médaille de bronze en 470 qui a dû avoir un peu de mal à passer. Car la manœuvre des Britanniques pour laisser passer les Polonaises et sucrer l'argent aux Françaises n'avait pas grand-chose de fair-play.

Plus tard dans la journée, Quentin Bigot s'est contenté d'une cinquième place en finale du lancer de marteau. Un résultat à l'image de ses performances selon le Français. Finalement, il fallait attendre la fin de la journée pour retrouver le sourire côté tricolore. Les basketteuses et handballeuses françaises ont validé leur ticket pour les demi-finales, en s'imposant face à l'Espagne (67-64) et aux Pays-Bas (32-22).

Les Françaises réagissent après la victoire contre l'Espagne en quart de finale du tournoi de basket, le 4 août (THOMAS COEX / AFP)

De Grasse enfin sacré

Andre de Grasse et les Jeux olympiques, c'était jusque-là une histoire de rendez-vous ratés. Triple médaillé de bronze (100 m et 4 x 100 m) et d'argent (200 m) à Rio, le sprinteur canadien n'avait pas réussi à profiter d'un 100 m ouvert dimanche, ne montant que sur la plus petite marche du podium pour récupérer une nouvelle breloque en bronze. Même lors des championnats du monde, en 2015 et 2019, il ne parvenait pas à accrocher l'or.

Ce mercredi, de Grasse a enfin trouvé la voie. Celle-ci passait par le couloir numéro 6, pour s'imposer avec un record personnel (19"62). Dans le couloir voisin, Kenneth Bednarek (2e en 19'68) ne parvenait pas à garder son avance sur le Canadien. En retard à mi-course, de Grasse s'est relevé pour s'imposer et décrocher ce premier titre olympique tant attendu. À 26 ans, le Canadien inscrit son nom dans les livres d'histoire juste derrière celui d'Usain Bolt, vainqueur des trois derniers 200 m en 2008, 2012 et 2016. Et ça, ce n'est pas rien.

Le Canadien Andre de Grasse s'est imposé en finale du 200 m des Jeux olympiques de Tokyo, mercredi 4 août 2021. (TIZIANA FABI / AFP)

Le sacre japonais de Sydney McLaughlin

C'est ce que l'on pourrait appeler un passage de témoin. Mercredi, Sydney McLaughlin a remporté à 21 ans son tout premier titre olympique, en s'imposant en finale du 400 m haies face à sa compatriote et aînée Dalilah Muhammad (31 ans), qui avait remporté la médaille d'or en 2016 à Rio. Annoncée comme la future star de l'athlétisme américain, McLaughlin a surtout réalisé un temps exceptionnel sur la piste du stade national olympique de Tokyo, comme Warholm la veille chez les hommes. Avec un chrono de 51"46, elle a explosé son propre record du monde qui datait du 29 juin dernier (51"90).

"J'ai tout donné et je crois qu'on a réussi une course extraordinaire. (…) Avec Dalilah, je ne sais pas si nous sommes rivales, je dirais plutôt que nous nous rendons meilleures l'une et l'autre", indiquait McLaughlin après la course. Car Muhammad, elle aussi, a couru très vite (51"58) et aurait remporté le sacre olympique dans d'autres circonstances. Il aurait fallu que McLaughlin attende encore un peu avant d'émerger au plus haut niveau. Mais l'année 2021 est bien celle de la jeune athlète qui remporte là son premier grand titre international.

Sydney McLaughlin devance Muhammad Dalilah sur la ligne d'arrivée du 400 m haies, le 4 août à Tokyo (HIROTO SEKIGUCHI / YOMIURI)

L'Italie plus rapide que le Danemark en poursuite par équipes

Sur la piste du Vélodrome d'Izu, il fallait aller vite, très vite pour espérer remporter la médaille d'or de la poursuite par équipes. Dans une finale où les Italiens et les Danois auront tous les deux battu le record du monde, ce sont finalement les premiers qui se sont imposés grâce à un immense Filippo Ganna, champion du monde en titre du contre-la-montre. Ses coéquipiers Simone Consonni, Francesco Lamon et Jonathan Milan sont également champions olympiques.

En réalisant un chrono de 3'42"032, les Italiens ont battu leur propre record du monde établi lors du premier tour (3'42"307). Les Danois, eux, doivent se contenter de l'argent malgré une énorme performance. Eux qui détenaient avant le début des JO le record du monde ont réalisé les quatre tours de piste en 3'42"198. Insuffisant pour aller chercher l'or que décrochent les Italiens, qui en sont désormais à six titres olympiques lors de ces Jeux de Tokyo.

Simone Consonni et Filippo Ganna après la victoire de l'Italie lors de la poursuite par équipes, le 4 août (GREG BAKER / AFP)

La Pologne accorde un visa humanitaire au mari de Krystsina Tsimanouskaya

Krystsina Tsimanouskaya est à Vienne. L'athlète biélorusse, dont les Jeux olympiques ont pris fin plus tôt que prévu après avoir critiqué la négligence des entraîneurs de la délégation biélorusse sur ses réseaux sociaux, a pris l'avion depuis Tokyo et a atterri dans la capitale autrichienne mercredi. Elle devrait y transiter avant de rejoindre Varsovie, où son mari a reçu un visa humanitaire de la part des autorités polonaises.

L'athlète biélorusse avait demandé lundi l'aide de plusieurs gouvernements européens après avoir été contrainte de quitter le Japon. Tsimanouskaya, qui devait encore participer au 200 m et au relais 4x100 m, avait été emmenée de force à l'aéroport international Haneda de Tokyo, mais était parvenue à ne pas embarquer. L'athlète, craignant les méthodes des autorités biélorusses, avait déclaré ne pas vouloir rentrer au pays. L'aide des autorités polonaises pourrait l'aider en ce sens.

Krystsina Tsimanouskaya à l'aéroport de Tokyo avant de prendre l'avion en direction de Vienne, le 4 août (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

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