JO 2021 : des résultats historiques et de l'argent comme s'il en pleuvait... Le bilan de la riche journée de l'équipe de France à Tokyo

La délégation française a raflé jeudi trois nouvelles médailles lors de la sixième journée des Jeux au Japon. Toutes du même métal, mais pas forcément de la même saveur. 

Article rédigé par
Hugo Lauzy - franceinfo: sport
France Télévisions
Publié Mis à jour
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Les Françaises Laura Tarantola et Claire Bové ont apporté la première médaille d'argent de la journée, jeudi 29 juillet 2021. (LUIS ACOSTA / AFP)

À chaque jour son lot de médailles pour le clan tricolore dans ces Jeux olympiques. Trois nouvelles, en argent, sont venues agrémenter la journée du jeudi 29 juillet pour permettre à l'équipe de France olympique de conforter sa huitième place au tableau des nations avec onze médailles au total. De l'aviron au fleuret par équipes en passant par le judo, ce sont les Françaises qui ont été à l'honneur pour ce sixième jour officiel de compétition.

Aviron : le couple Laura Tarantola-Claire Bové a donné le ton

Après l'or de la paire Matthieu Androdias et Hugo Boucheron en deux de couple mercredi, les Françaises Laura Tarantola et Claire Bové, en deux de couple poids légers, ont attendu moins de 24 heures sur le bassin de Sea Forest pour apporter une deuxième médaille à l'aviron français. Celle-ci est en argent, mais tout aussi symbolique, puisque c'est la première dans ce sport pour les femmes depuis 25 ans. Dans un final totalement indécis jusqu'à la photo finish, les Tricolores ont raté l'or pour seulement 14 centièmes, juste derrière les Italiennes.

Aviron : Laura Tarantola et Claire Bove décrochent l'argent (course intégrale)

Judo : des larmes d'argent pour Madeleine Malonga

Même métal pour Madeleine Malonga, mais pas la même sensation pour la judokate de 27 ans. Après un parcours sans accroc, la Tricolore, numéro 1 mondiale dans sa catégorie des moins de 78 kg, s'est effondrée face à la Japonaise Shori Hamada. Une adversaire qu'elle avait déjà battue en 2019 aux championnats du monde, à Tokyo. Seul problème : le scénario n'a pas été identique cette fois-ci, avec un affrontement qui a duré un tout petit peu plus d'une minute.

La judokate nippone a vite pris le dessus sur la Francilienne avec une mise au sol, suivie d'une immobilisation définitive (et donc d'un ippon). Un verdict sans appel et des regrets pour Madeleine Malonga, en larmes à chaud à la sortie du tatami, avant de retrouver un franc sourire une fois la médaille passée autour du cou.

Madeleine Malonga en larmes après sa défaite en finale des -78 kg. La Française se console avec la médaille d'argent.

Escrime : une folle remontée et un podium historique en fleuret féminin

L'aventure des fleurettistes françaises relève presque d'un film de cape et d'épée. Après une demi-finale épique contre l'Italie (45-43), où les Bleues ont pris l'avantage au score en toute fin d'assaut, après avoir été largement dominées, Ysaora Thibus, Pauline Ranvier, Anita Blaze et Astrid Guyart n'ont pas pu rééditer leur exploit en finale face à l'équipe du Comité olympique russe (34-45), logiquement sacrée. 

Une dernière marche trop haute pour l'or mais une énorme satisfaction, néanmoins, puisqu'il s'agit d'une première médaille pour le fleuret féminin français par équipes depuis 37 ans et les Jeux de Los Angeles, en 1984. Tout simplement historique.

Et c'est le médaille d'argent pour les Bleues en fleuret par équipe.
C'est la première médaille depuis 1984 dans cette discipline pour les Françaises . Bravo à vous les filles !

Tennis : fin du rêve pour Humbert et Chardy

On ne les attendait pas à ce niveau de la compétition et ils ont entretenu l'espoir d'une improbable médaille en tennis. Mais, malheureusement, les deux derniers joueurs français en lice, Ugo Humbert et Jérémy Chardy, se sont inclinés en quarts de finale du tournoi olympique.

Pour le premier, la donne a longtemps été serrée contre le Russe Karen Khachanov (25e). Humbert a finalement cédé en trois sets (7-6, 4-6, 6-3 en 2h32). Après son succès inattendu face à Stefanos Tsitsipas mercredi, le 28e joueur mondial n'a pas eu le second souffle de la veille pour renverser la tendance.

Pour Jérémy Chardy (68e), les choses ont été beaucoup plus vite expédiées, la faute à un Alexander Zverev intraitable. L'Allemand, 5e joueur mondial, a vite mis fin aux illusions du Palois (6-4, 6-1 en 1h06). Il affrontera vendredi Novak Djokovic en demi-finale pour ce qui ressemblera à une finale avant la lettre.

Ugo Humbert voit ses rêves de médailles s'envoler avec une défaite en quart de finale face au tennisman du Comité olympique de Russie Karen Khachanov (7-6, 4-6, 6-3). Après deux premières manches serrées, le jeune Tricolore a cédé face à la tête de série numéro 12.

Natation : Grousset est passé si près...

Au milieu des rois de la vitesse en finale du 100 m nage libre, le Français Maxime Grousset n'a pas fait figure de jeune premier, mais bien de futur grand de la discipline. Avec sa quatrième place (47''72), le sprinteur néo-calédonien de 22 ans a pris date pour l'avenir derrière un intouchable Caeleb Dressel en or, auteur par la même occasion d'un nouveau record olympique en 47''02.

Son premier chrono canon de la journée, puisque l'Américain a réalisé une autre performance de taille sur les séries du 100 m papillon, avec un deuxième record olympique (50''39). Présent sur cette même distance, Mehdy Metella s'est lui qualifié pour les demi-finales en terminant avec le dixième temps (en 51''53). Des demies prévues dans la nuit de vendredi à samedi, à partir de 3h30, heure française.

L'Américain bat le record olympique en 47.02s et s'impose sur le 100m nage libre devant Kyle Chalmers et Kliment Kolesnikov. Maxime Grousset termine 4e.

Voile : une médaille déjà assurée

Une nouvelle médaille dans l'escarcelle de Charline Picon en voile RS:X. Voici ce qui attend, quoi qu'il arrive, la Rochelaise de 36 ans. Après douze manches disputées jeudi sur le plan d'eau d'Enoshima, la Française, championne olympique en titre, a ravi la troisième place du classement général. Une place sur le podium lors de la "medal race" prévue samedi lui est garantie. 

De son côté, Thomas Goyard, vainqueur de trois manches sur douze, a lui aussi validé sa qualification pour la "medal race" de samedi. Deuxième au général, le Calédonien peu rêver d'une médaille d'argent, le Néerlandais Kiran Badloe étant déjà sûr et certain de conquérir l'or olympique. Mais la lutte s'annonce féroce sur l'eau, face à l'Italien et au Polonais, bien décidés à monter eux aussi sur le podium.

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