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Coupe du monde 2022 : l'addiction aux paris sportifs

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On en parle : l'addiction aux paris sportifs
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Article rédigé par franceinfo - M. Bounafaa
France Télévisions
Avec le début de la Coupe du monde au Qatar, les sites de paris en ligne mettent le paquet pour attirer les joueurs. Un danger notamment pour les plus jeunes.

Eux sont sûrs de sortir gagnants de la Coupe du monde. Les sites de paris sportifs se frottent déjà les mains. L’an dernier pour l’Euro de football, les Français ont dépensé 435 millions d’euros en paris en ligne. Les campagnes de publicité sont de plus en plus agressives, notamment en direction des jeunes à faibles revenus. "Cela fonctionne très bien. Le nombre de jeunes joueurs augmente. Une de nos récentes études a montré que 35% des jeunes interrogés, âgés de 15 à 17 ans, avait joué au moins une fois dans l’année", explique Marie Öngün-Rombaldi, déléguée générale de Fédération Addiction, invitée de "On en Parle". Le profil type du parieur est un homme de 35 ans, avec une mise mensuelle de 240 euros et près de 60% des joueurs à risque gagnent moins de 1 100 euros nets par mois. "C’est justement la cible des opérateurs marketing, qui leur font miroiter que leurs revenus vont augmenter de manière très rapide", poursuit-elle.

Des risques autres que financiers

En France, on compte aujourd’hui près de 4,5 millions de joueurs en ligne, dont une part de joueurs à risque. "On regarde plutôt du côté des joueurs excessifs, que l’on estime à 8%, soit 500 000 personnes", souligne Marie Öngün-Rombaldi. Des joueurs qui mettent leur santé mentale et financière à mal?, tout comme leurs liens avec leur environnement. "Le jeu en ligne, notamment avec un smartphone, c’est très rapide et possible à tout moment. Ce sont des sollicitations permanentes avec des alertes de la part des applications", précise-t-elle. De plus, chaque grand évènement sportif est une occasion d’attirer et fidéliser de nouveaux joueurs. "Notre rôle est d’expliquer tous les risques et d’être là s’il faut faire une démarche de soins", indique par ailleurs Marie Öngün-Rombaldi.

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