Match Paris FC/Lyon interrompu : un nouvel incident au sein d'une saison tumultueuse

Les incidents survenus lors de la rencontre entre le Paris FC et l'Olympique lyonnais vendredi font suite à une liste importante de débordements cette saison.

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Des débordements ont eu lieu dans les tribunes du stade Charléty, conduisant à l'interruption définitive de la rencontre opposant le Paris FC à l'Olympique Lyonnais dans le cadre des 32e de finale de la Coupe de France, le 17 décembre 2021. (BERTRAND GUAY / AFP)

Le nouveau match interrompu, entre le Paris FC et Lyon vendredi soir dans le cadre de la Coupe de France, s'ajoute à une longue liste d'incidents dans le Championnat de France et dans les stades hexagonaux cette saison.

8 août : projectiles à Montpellier

Première journée, premiers incidents. Le derby entre Montpellier et Marseille dégénère dans les tribunes en fin de match. Le Marseillais Valentin Rongier est touché à la tête par une bouteille alors qu'il célébrait un but avec son équipe. Puis le match est interrompu sur de nouveaux jets de projectiles. Après 12 minutes de confusion, celui-ci reprend puis se finit sur une victoire de Marseille.

Le 25 août, la commission de discipline de la LFP décide de fermer pour trois rencontres les deux tribunes incriminées du stade de Montpellier.

22 août : pelouse envahie et rixe lors de Nice-OM

Un nouveau seuil critique est atteint lors du derby méditerranéen entre Nice et Marseille. Alors que le "Gym" menait 1 à 0, des échauffourées éclatent à la 75e minute, au moment où le Marseillais Dimitri Payet s'apprête à tirer un corner. Touché au dos par une bouteille d'eau en plastique, le joueur renvoie le projectile vers la tribune d'ultras niçois dont certains, en réaction, envahissent la pelouse.

Après plus d'une heure et demie d'interruption, la rencontre est définitivement arrêtée, les Marseillais refusant de reprendre le jeu. Le 9 septembre, la commission de discipline inflige à l'OGC Nice un retrait de deux points (dont un avec sursis) ainsi que le huis clos total de son stade pour trois matches. Le match a été rejoué le 27 octobre à Troyes à huis clos (1-1).

18 septembre : échauffourées lors de Lens-Lille

A la mi-temps du derby du Nord entre Lens et Lille, des dizaines de supporters lensois envahissent le terrain pour aller en découdre avec le parcage de Lillois, d'où ont été jetés plusieurs sièges. Les échauffourées, limitées par l'intervention des CRS, font six blessés légers. A la suite de ceux-ci, le coup d'envoi de la seconde période est retardé d'une trentaine de minutes.

Les deux clubs ont écopé d'un retrait d'un point avec sursis. Lens a également été sanctionné de deux matches à huis clos total, tandis que Lille a vu son parcage visiteurs fermé lors des matches disputés à l'extérieur jusqu'au 31 décembre 2021.

22 septembre : "guet-apens" à Montpellier et heurts après Angers-OM

Avant la rencontre entre Montpellier et Bordeaux, un car de supporters bordelais tombe dans un "guet-apens" organisé par certains de leurs homologues montpelliérains. La rixe générale qui s'ensuit fait 16 blessés légers.

A Angers, après le match contre Marseille (0-0), plusieurs dizaines de supporters marseillais sortent du parcage visiteurs et détruisent du matériel avant que les stadiers ne rétablissent l'ordre. Pour ces incidents l'OM s'était vu infliger un point de retrait avec sursis.

22 octobre : incidents avant Saint-Etienne - Angers

Le match entre Saint-Etienne et Angers a débuté avec une heure de retard au Stade Geoffroy-Guichard. Des incidents ont éclaté au moment du protocole d'avant-match, plusieurs ultras stéphanois étant entrés sur la pelouse et ayant envoyé fusées et autres fumigènes et détériorant les filets des buts, qui ont dû être reprisés à la hâte.

Pendant le premier échauffement, les kops avaient déployé des banderoles stigmatisant l'entraîneur Claude Puel, les dirigeants et les joueurs, coupables selon eux du chaos dans lequel se trouve leur équipe, dernière du classement.

L'ASSE a écopé d'un match de huis clos total (sanction purgée lors de la rencontre face à Clermont) et s'est vu imposer la fermeture de deux tribunes pour deux matches.

24 octobre : tifo anti-LFP et fumigènes lors d'OM-PSG

Les supporters de l'Olympique de Marseille ont adressé ce soir-là un message à la Ligue de football professionnel (LFP) avant le coup d'envoi du match, avec un immense tifo "LFP MERDA" déployé au Stade Vélodrome. Le tifo, installé sur tout le Virage Nord du Vélodrome, a été révélé au moment de l'entrée des joueurs sur le terrain. De l'autre côté du stade, dans le Virage Sud, de très nombreux fumigènes ont été allumés.

Après la rencontre, Dimitri Payet a déploré des jets de projectiles depuis les tribunes phocéennes. La commission de discipline de la LFP a sanctionné le club phocéen d'un match à huis clos total pour ces incidents. Huis clos qui sera purgé lors de la réception de Troyes le 28 novembre.

21 novembre : Payet touché, Lyon-Marseille définitivement arrêté

Le choc de la 14e journée entre Lyon et Marseille a été interrompu dès la 4e minute de jeu dimanche, après que Dimitri Payet a été atteint sur le côté gauche du visage par une bouteille d'eau lancée depuis les tribunes. Après une annonce en sens contraire, le match a finalement été définitivement arrêté environ deux heures après l'interruption.

Lyon s'est vu infliger un retrait d'un point au classement, le match doit être rejoué à huis-clos. Le président lyonnais Jean-Michel Aulas a écopé de cinq matches de suspension ferme pour des propos tenus envers l'arbitre. Quant à l'auteur du jet de bouteille, il a été condamné à six mois de prison avec sursis et une interdiction d'accès au stade lyonnais pendant cinq ans.

17 décembre : incidents en tribunes, Paris FC - Lyon à son tour arrêté

Parisiens et Lyonnais étaient à égalité à la pause (1-1) quand des incidents ont éclaté dans les tribunes du stade Charléty : des fumigènes ont été lancés aux abords du parcage lyonnais. Des spectateurs d'une tribune attenante étaient ensuite descendus sur la pelouse pour s'éloigner du lieu des incidents, empêchant la reprise du match, définitivement arrêté environ une heure plus tard.

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