Match Paris FC/Lyon interrompu : ce qu'il faut savoir des incidents survenus lors de la rencontre de Coupe de France

La rencontre entre le Paris FC et l'Olympique lyonnais, comptant pour les 32es de finale de Coupe de France, n'est pas allée jusqu'à son terme, vendredi au stade Charléty.

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Les forces de l'ordre sont intervenues lors de la rencontre opposant le Paris FC à l'Olympique Lyonnais en 32e de finale de la Coupe de France, le 17 décembre 2021. (BERTRAND GUAY / AFP)

Nouvelle interruption de match pour l'Olympique lyonnais. Trois semaines après l'arrêt définitif de Lyon-Marseille en Ligue 1, c'est la rencontre de 32e de finale de Coupe de France entre le Paris FC et l'OL au stade Charléty qui a été définitivement stoppée à son tour, vendredi 17 décembre, après d'énièmes incidents en tribunes. Les deux clubs avaient chacun inscrit un but en première période et s'apprêtaient à disputer l'autre moitié de match quand l'arbitre a pris la décision d'interrompre la rencontre. Voici ce qu'il faut savoir des incidents.

Les deux clubs à égalité à la pause

Le Paris FC (club de Ligue 2) et l'OL s'affrontaient dans le cadre des 32es de finale de la Coupe de France. Le club rhodanien effectuait son entrée dans la compétition, comme d'autre clubs de Ligue 1 à la suite. Les deux formations se neutralisaient à la pause, après l'ouverture du score par Gaëtan Laura à la 7e minute suivie de l'égalisation de Moussa Dembélé pour les Lyonnais juste avant le retour aux vestiaires.

Des incidents à la mi-temps

À la mi-temps, des échauffourées ont éclaté dans le parcage lyonnais. Des supporters ont lancé des fumigènes et de nombreuses bagarres ont été déclenchées. Des personnes ont quitté la tribune pour se tenir à l'écart des débordements, en allant se placer sur la piste d'athlétisme qui borde le terrain, entraînant un important mouvement de foule. Les forces de l'ordre sont intervenues alors que le speaker du Paris FC lançait des appels au calme.

Deuxième période retardée puis interruption définitive

Les deux formations étaient revenues sur la pelouse quand un envahissement de terrain a eu lieu. Des dizaines de personnes se sont retrouvées sur la pelouse du stade Charléty. Escortés par les services d'ordre, les joueurs ont regagné les vestiaires. L'arbitre de la rencontre, Jérémy Sinat, a dans un premier temps retardé le coup d'envoi de la seconde période. Après une cinquantaine de minutes d'attente, il a finalement décidé de ne pas reprendre la rencontre. 

Des supporters ont envahi la pelouse du stade Charlety à la mi-temps de la rencontre entre le Paris FC et l'Olympique Lyonnais dans le cadre des 32es de finale de la Coupe de France, le 17 décembre 2021. (BERTRAND GUAY / AFP)

La violence dans les stades au cœur des débats

Ces incidents sont survenus au surlendemain d'une réunion interministérielle sur la création d'un nouveau protocole de réponse à la violence dans les stades, à laquelle ont pris part des dirigeants du football professionnel. Elle avait débouché sur plusieurs réformes et pistes de réflexion, notamment sur l'interruption définitive d'un match de Ligue 1 ou Ligue 2 en cas de blessure d'un joueur ou d'un arbitre par un jet de projectile. "Une décision rapide, éclairée et concertée" dans un délai maximum de 30 minutes devra également être prise concernant l'arrêt ou la reprise du match, avait-il été également décidé, pour faire face aux incidents à répétition qui secouent le football français.

Les réactions opposées des présidents

Pour Jean-Michel Aulas, dirigeant de l'OL, suspendu pour cinq rencontres en championnat, les responsabilités sont partagées. "Tout n'est pas à mettre sur le dos de nos supporters", estimait-il après l'interruption définitive du match, soulignant son intention de porter plainte. Un point de vue que ne partage pas le président du PFC, Pierre Ferracci, qui demande de son côté des "sanctions" contre Lyon et tient pour responsable le dirigeant du club visiteur, Jean-Michel Aulas. Il a expliqué "attendre quelque chose de la ministre des Sports, du ministre de l'Intérieur, mais aussi de la Ligue et de la Fédération".

Le co-président de l’UNFP, le syndicat des joueurs professionnels, Philippe Piat, s’est quant à lui insurgé contre le comportement de certains supporters. "Je dénonce depuis un moment des choses qui concernent les supporters, qui désormais s'arrogent des droits qu'ils n'ont pas", regrette-t-il. Pour empêcher de nouveaux débordements, il faudrait, selon lui " imaginer des règles et des lois qui punissent les supporters qui sont pris en flagrant délit".

Des sanctions à venir ? 

C'est la commission de discipline de la Fédération française de football (FFF), instance organisatrice de la Coupe de France, qui devra statuer sur le sort de la rencontre. L'OL se retrouve de nouveau sous la menace de sanctions, quelques jours après avoir écopé d'un point de retrait en Ligue 1, à la suite de l'incident survenu au Groupama Stadium lors du match face à l'OM. La Fédération devra prendre une décision rapidement puisque les 16es de finale de la compétition doivent se tenir les 2 et 3 janvier prochains.

La ministre déléguée aux Sports Roxana Maracineanu a d'ailleurs demandé au président de la FFF Noël Le Graët d'agir fermement. Samedi, ce dernier a salué le nouveau protocole et la décision des officiels de mettre fin à la rencontre. Il a également ajouté que "les fauteurs de trouble [devaient] être chassés des enceintes sportives."

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