JO 2021 : la famille Abe au sommet, l'Autriche libérée, l'inattendu Hafnaoui... Les cinq choses à retenir de la journée de dimanche

La deuxième journée des Jeux olympiques de Tokyo s’est terminée. Voici les cinq choses à en retenir.

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Uta Abe s'est imposée en finale des -52kg en judo face à la Française Amandine Buchard, le 25 juillet à Tokyo (JACK GUEZ / AFP)

Avant de reprendre dans quelques heures avec le triathlon, les Jeux olympiques ont à nouveau livré leur lot d'émotions, dimanche 25 juillet. De l'exploit d'Ahmed Ayoub Hafnaoui aux nouvelles médailles françaises, en passant par le Japon qui glane deux nouvelles breloques en judo, voilà ce qu'il fallait retenir du dimanche 25 juillet aux Jeux de Tokyo.

Deux nouvelles médailles pour les Français

La délégation française ne s'attendait certainement pas à remporter une médaille d'or dès ce dimanche. Le triathlon devait débloquer le compteur mais Romain Cannone est passé par là. Contre toute attente, le Français a remporté l'or à l'épée au terme d'une journée parfaite. Il s'agissait de la deuxième médaille de la journée, après l'argent décroché par Amandine Buchard en judo dans sa catégorie (-52kg). La Française a buté en finale sur Uta Abe, membre d'une fratrie qui a fait vibrer le Japon.

Pour le reste des résultats tricolores, les basketteurs ont renversé les Américains pour leur entrée en lice (83-76) au terme d'un match au bout du suspense. Les handballeuses ont elles aussi été victorieuses de leur première rencontre mais de justesse, face aux Hongroises (30-29). Un bon premier match qui leur permet de faire le plein de confiance pour la suite des matchs de poule.

Le Japon s'en remet à la fratrie Abe

La fratrie Abe a fait le bonheur du Japon dimanche. Depuis le début des Jeux, le pays organisateur a remporté trois médailles d'or. Deux ont été décrochées aujourd'hui par Hifumi Abe et Uta Abe en judo. Le frère aîné et la sœur se sont imposés en finale dans leur catégorie respective (-66kg et -52kg). Uta a été la première à décrocher l'or, en finale face à la Française Amandine Buchard.

Un premier succès olympique pour la jeune judoka de 20 ans, dont la joie s'est donc été amplifiée quelques minutes plus tard par le sacre de son grand frère Hifumi. Le Japonais, qui avait éliminé le Français Kilian Le Blouch en huitièmes de finale, s'est imposé face au Géorgien Vazha Margvelashvili pour remporter lui aussi son premier titre olympique. La fête devrait être belle chez les Abe, qui savent y faire en matière de doublé : Uta et Hifumi avaient remporté les championnats du monde dans leur catégorie en septembre 2018 à Bakou.

Horigome, premier champion olympique de l'histoire en skate

Dimanche, le Japon n'a pas vibré que pour la fratrie Abe. Il a également vu naître une nouvelle discipline olympique avec la première médaille d'or en skateboard décernée à Yuto Horigome. Le Japonais a terminé la catégorie street, qui consiste à enchaîner cinq figures techniques, en première position devant le Brésilien Kelvin Hoefler et l'Américain Jagger Eaton.

Horigome craignait que le skate ne perde son âme en devenant une discipline olympique. Celui qui est champion du monde de la discipline depuis juin dernier s'en est bien accommodé dimanche dans l'Urban Sports Park Ariake de Tokyo. À 22 ans, Horigome rapporte une médaille de plus au Japon, contrairement aux Français Vincent Milou et Aurélien Giraud, qui ont terminé respectivement à des belles quatrième et sixième places.

Yuto Horigome a remporté la première médaille d'or dans l'histoire du skateboard aux Jeux olympiques, le dimanche 25 juillet (JEFF PACHOUD / AFP)

La surprise Hafnaoui

De longues minutes après sa course sur le 400 m nage libre, Ahmed Ayoub Hafnaoui n'en revenait toujours pas : "Bien sûr que je suis surpris. J'y ai cru quand j'ai touché le mur et que j'ai vu que j'étais premier. Et quand j'ai vu le drapeau de mon pays et que j'ai entendu l'hymne, j'ai eu les larmes aux yeux, j'étais tellement fier." Oui, à 18 ans, Hafnaoui a créé une énorme sensation en natation dimanche.

En s'imposant alors que ses espoirs de médaille étaient minimes avant la course, il est devenu le deuxième tunisien champion olympique après Oussama Mellouli, vainqueur du 1 500 m nage libre en 2008. À l'époque, Hafnaoui n'avait que cinq ans. Treize ans plus tard, il vient donc de réaliser un exploit retentissant. Mais le jeune Tunisien va vite devoir se reconcentrer : il fera son retour dans les bassins mardi, pour le 800 m nage libre. Et cette fois, ses adversaires garderont un œil sur lui.

Une première médaille d'or pour l'Autriche depuis 2004

C'est bien connu, l'Autriche est avant tout un pays performant lors des Jeux olympiques d'hiver. Lorsqu'il s'agit d'été, le "pays des montagnes" est davantage en difficulté. À tel point que l'Autriche n'avait plus remporté la moindre médaille d'or depuis les Jeux olympiques d'Athènes en 2004. La longue disette autrichienne aux JO a pris fin dimanche avec le succès inattendu d'Anna Kiesenhofer sur la course en ligne.

La coureuse de 30 ans a effectué les quarante derniers kilomètres en solitaire après avoir fait partie de l'échappée et s'est totalement fait oublier des favorites néerlandaises. À tel point que Annemiek van Vleuten, qui a franchi la ligne en deuxième position, pensait avoir remporté la médaille d'or. Une énorme erreur qui a donc bénéficié à Kiesenhofer. Et ce n'est pas l'Autriche qui va s'en plaindre.

>> Les skateurs français frustrés, la sensation tunisienne Ahmed Hafnaoui en natation... Voici ce qu'il faut retenir de la nuit

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