JO 2021 - Cyclisme : l'énorme bourde d'Annemiek van Vleuten, persuadée d'être championne olympique sur route

La Néerlandaise pensait être la première à avoir franchi la ligne sur la course sur route féminine mais l'Autrichienne Anna Kiesenhofer l'avait fait juste avant elle, dans un total anonymat.

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France Télévisions
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La Néerlandaise Annemiek van Vleuten, alors persuadée de remporter le titre olympique de cyclisme sur route.  (JASPER JACOBS / BELGA MAG)

Annemiek van Vleuten savoure. Son attaque à deux kilomètres de l'arrivée a laissé le peloton dans le vent. Seule pour franchir la ligne sur le Fuji Speedway, elle lève les poings et laisse exploser sa joie. À ce moment-là, la Néerlandaise est persuadée d'être championne olympique de cyclisme sur route, ce dimanche 25 juillet. Seul problème : l'Autrichienne Anna Kiesenhofer a déjà franchi la ligne une minute et quinze secondes avant elle. 

"Je pensais être première", a lancé Annemiek van Vleuten auprès de ses entraîneurs, après être tombée dans leurs bras. Un terrible retour sur terre pour la cycliste de 38 ans. En 2016, elle avait durement chuté sur les routes de Rio alors que le titre olympique lui semblait promis. Une nouvelle désillusion pour la championne du monde 2019. 

Kiesenhofer oubliée... par tout le peloton !

La victoire d'Anna Kiesenhofer est une surprise, une immense surprise même. Au point de voir le reste du peloton oublier l'Autrichienne. Car Van Vleuten n'était pas la seule à avoir rayé Kiesenhofer de son esprit. "Je ne savais pas qu'il y avait quelqu'un devant, a réagi sa compatriote Anna van der Breggen à la chaine néerlandaise NOS. Quand nous avons rattrapé (Anna) Plichta et (Omer) Shapira, j'ai pensé qu'on se battait pour l'or.

Sauf que Kiesenhofer avait depuis longtemps faussé compagnie à ses deux partenaires d'échappée. L'Autrichienne est partie en solitaire à quarante kilomètres de l'arrivée, alors que le peloton n'a rattrapé le duo de poursuivantes qu'à 4,5 kilomètres de la ligne. La cause de cette confusion était alors trouvée : l'absence d'oreillettes sur la course, les sélectionneurs ne pouvant s'adresser aux coureuses que depuis leur voiture. Cet imbroglio va rouvrir le débat sur cette technologie régulièrement décriée, accusée de cadenasser les courses via les indications permanentes des directeurs sportifs. "Dans les courses les plus importantes, on n'a pas le droit d'utiliser les moyens de communication habituels", a-t-elle regretté.  C'est censé rendre les courses plus intéressantes, mais ça les rend plus confuses".

Les coureuses ont pourtant eu l'occasion plusieurs fois d'échanger avec leur sélectionneur avant le final. "Nous avons fait le compte et nous étions persuadées d'avoir raison, mais nous n'avions pas les bonnes informations", a expliqué Van der Breggen. L'anonymat d'Anna Kiesenhofer aura joué en sa faveur. "Comment sous-estimer une cycliste que je ne connaissais pas ?", a poursuivi la championne olympique 2016. Un péché d'orgueil fatal aux espoirs de titre olympique des Néerlandaises.

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