Un XV de France euphorisant, Ogier dans la légende, la honte du choc OL-OM... Ce qu'il ne fallait absolument pas rater ce week-end

Quarante huit heures de sport condensées en un article pour vous permettre de ne pas être largué à la machine à café lundi matin. 

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France Télévisions
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Poing serré, bras tendu, Romain Ntamack heureux après la victoire du XV de France sur les All Blacks (40-25), le 20 novembre 2021 au Stade de France. (FRANCK FIFE / AFP)

Il sera difficile d'éviter le sujet lundi 22 novembre au bureau. La France qui surclasse la Nouvelle-Zélande, ça va faire parler, forcément. La victoire historique des Bleus aura bien sûr marqué ces 20 et 21 novembre mais d'autres sportifs, comme Lewis Hamilton, ont également étincelé. Sur quatre roues aussi, justement, la France a vécu un week-end mémorable, avec le 8e titre de Sébastien Ogier en WRC. Si l'on veut vraiment être cocardier, on pourra également saluer la superbe victoire du duo Mahut-Herbert aux Masters de double. En simple, en revanche, c'est l'Allemand Alexander Zverev qui a donné la leçon. Voici ce qu'il faudra retenir de ce week-end.

Noir c'est noir, il y a beaucoup d'espoirs

Les Néo-Zélandais ont pris la marée. Noire évidemment. Sur les terres du rugby, cette leçon risque de ne pas très bien passer et, au pays des moutons, certains voudront déjà tondre ces joueurs qui viennent de perdre deux matchs de rang contre l'Irlande et la France. Si, au moins, cela pouvait servir à raser ces nombreuses coupes de mulet qui fleurissent sur les nuques des All Blacks...  

A deux ans du début de la Coupe du monde en France, et un match d'ouverture contre la Nouvelle-Zélande justement, c'est peu dire que le succès des Bleus au Stade de France a fait du bien au moral des ménages français. On attendait depuis longtemps un match fondateur pour cette équipe qui tournait autour du sublime depuis longtemps en ne faisant que l'effleurer. Face aux Blacks, elle l'a empoigné à bras le corps. Et s'il n'y avait qu'une image à retenir de ce week-end, ce serait cette relance de Romain Ntamack, si audacieuse et si imprévisible. Si française finalement. 

Poussée dans ses retranchements, l'équipe de France n'est pas loin d'inscrire l'essai de l'année avec au départ une superbe inspiration de Romain Ntamack ! Au final les Bleus récupèrent une pénalité, tandis que les All Blacks écopent d'un carton jaune !

L'hégémonie Ogier 

Même prénom, même nationalité et presque même nombre de titres mondiaux en rallye. Sacré champion du monde pour la 8e fois de sa carrière en s'imposant dimanche à Monza, Sébastien Ogier s'est rapproché à une unité de son compatriote Sébastien Loeb. Mais il est vain de comparer les deux génies du rallye français. Chacun son époque, chacun sa domination sans partage. Laissons le pilote gapençais savourer ce titre et faire ses adieux à son copilote de toujours ou presque, Julien Ingrassia. Ogier, lui, ne coupe pas encore le contact. Pigiste de luxe pour Toyota en championnat du monde des rallyes la saison prochaine, le Français prépare déjà sa transhumance vers le monde de l'endurance et celui des 24 Heures du Mans.  

Hamilton grignote

Huit, c'est le nombre de titres d'Ogier mais c'est aussi, désormais, l'écart en points qui sépare Max Verstappen de Lewis Hamilton. Un écart à combler pour viser... une 8e couronne mondiale. De l'infiniment grand à l'infinitésimal. Huit points, ce n'est rien mais cela aurait pu encore être pire pour le Néerlandais volant, pénalisé et parti 7e sur la grille de départ du GP du Qatar. Le bouillant pilote Red Bull a su limiter la température en se classant finalement deuxième mais il ne pouvait rien faire face au cavalier seul du Britannique, impérial de bout en bout de la course. Grâce à cette victoire, Hamilton revient dans les échappements de son rival et tout se jouera donc dans la péninsule arabique lors des deux derniers Grands prix prévus à Djeddah (Arabie Saoudite), le 5 décembre, puis à Abou Dabi, la semaine suivante. 

La masterclass de Zverev 


Djokovic ou Medvedev ? Alors que le monde du tennis s'échine à élire le boss de cette fin d'année, un troisième larron a réglé, provisoirement, la question. Alexander Zverev a battu le premier en demie avant de disposer du Russe en finale au terme d'un match à sens unique. L'Allemand, déjà vainqueur aux Jeux olympiques de Tokyo, frappe un grand coup avec ce 2e sacre au Masters (après celui décroché en 2018) : il n'est certes pas encore le seul maître à bord, mais il pose ses jalons pour la prochaine saison à venir. Et si on assistait à la naissance d'un nouveau Big Three ? Loin, très loin, Roger Federer et Rafael Nadal ruminent en silence. 

Comme Zverev, Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert ont remporté un 2e titre au Masters, cette fois aux dépens de la paire américano-britannique Rajeev Ram-Joe Salisbury. Battus en poules par ces mêmes adversaires, les deux Tricolores ont prouvé qu'ils avaient bien retenu la leçon en survolant la finale. Mahut et Herbert, les maîtres décollent...

Le désastreux choc OL-OM

Malheureusement, vous n'avez pas pu rater ce sommet de bêtise, de mauvaise foi, de communication désastreuse, de non acceptation de ses responsabilités qu'a été le "choc" OL-OM. Puisqu'il faut bien en dire quelques mots, le match, interrompu trois minutes après que Dimitri Payet a reçu une bouteille en pleine tête, n'a finalement jamais repris après deux heures de flou le plus total. 

Au-delà de la violence, intolérable, de l'incident, c'est bien tout le système de la prévention et de la répression de ce genre de débordements qui est à revoir. Présidents de club, LFP et préfet de région pataugeant tous dans le même marasme d'un simulacre de règlement qui ne règle rien, week-end après week-end. 

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