Hommage à Léonard de Vinci : les habitants d'Amboise finalement autorisés de se montrer aux fenêtres lors de la venue d'Emmanuel Macron

Pour célébrer les 500 ans de la mort du peintre et sculpteur Léonard de Vinci, Emmanuel Macron reçoit, jeudi à Amboise, le président de la République italienne, Sergio Mattarella. Des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises pour l'occasion. 

Le château d\'Amboise, où Léonard de Vinci a passé les dernières années de sa vie, il y a 500 ans. 
Le château d'Amboise, où Léonard de Vinci a passé les dernières années de sa vie, il y a 500 ans.  (LORENZO DE SIMONE / AURIMAGES)

Amboise, la ville où Léonard de Vinci s'est éteint il y a 500 ans, est cadenassée. Jeudi 2 mai, Emmanuel Macron et Sergio Mattarella, président de la République italienne, doivent se recueillir devant la sépulture du peintre, qui repose dans la chapelle Saint-Hubert d'Amboise, avant d'entreprendre la visite du château royal de la ville, où Léonard de Vinci a résidé les dernières années de sa vie

Et la sécurité des deux présidents va contraindre le quotidien des habitants de la ville. Selon La Nouvelle République, le maire d'Amboise a déclaré, lundi 29 avril lors d'une conférence de presse, que les habitants n'auraient pas le droit d'ouvrir et d'être à leurs fenêtres, si celles-ci donnent sur le château. A peine annoncée, la mesure a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux. 

Face au tollé suscité par cette décision, l'interdiction n'aura finalement pas lieu : les habitants d'Amboise pourront bien s'accouder à leurs fenêtres, pour assister aux passages des présidents français et italien. Contactée par franceinfo, la préfecture confirme avoir demandé au maire d'Amboise, mardi 30 avril au matin, de renoncer à prendre cet arrêté annoncé la veille. La préfecture explique que la mesure, déjà prise à Nice lors de la venue du président chinois, Xi Jinping, a été "mal ressentie par la population". C'est la raison pour laquelle la préfète, Corinne Orzechowski, a demandé au maire, Christian Guyon, de ne pas prendre l'arrêté. Une décision confirmée à franceinfo par la mairie d'Amboise. 

Un centre-ville bouclé

Néanmoins, avec près de 300 gendarmes mobilisés, le dispositif de sécurité exceptionnel qui sera mis en place jeudi continue d'alimenter le mécontement des habitants. A moins d'obtenir une dérogation spécifique délivrée par la préfecture, seuls les riverains pourront pénétrer dans la zone bouclée, à condition d'être munis d'une carte d'identité et d'un justificatif de domicile.

Des commerçants, installés dans le périmètre concerné, grondent contre l'interdiction de stationnement dans une grande partie de la ville, et ce dès 7 heures du matin mercredi 1er mai. Selon France Bleu Touraine, certains commerçants prévoient d'écrire au maire, en pointant le manque à gagner de cette journée qui devait faire date pour Amboise. "Cela devait être un événement pour la ville. Au final, c'est un enfer", assure un restaurateur à France BleuD'autres préfèrent tabler, malgré tout, sur "un gros coup de pub."