Ligue 1 : l'autre Enfer du Nord, un Classique au sommet, Amine Gouiri attendu... La 32e journée à la loupe

Cette 32e journée est notamment marquée par les chocs Lille-Lens, samedi, et PSG-OM, dimanche.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 4 min.
Entre le Losc de Sven Botman et le RC Lens d'Arnaud Kalimuendo, le derby du Nord promet, samedi. (JEAN CATUFFE / JEAN CATUFFE)

Comment gérer la fatigue de ses joueurs à l'aube de matchs couperets ? L'équation insoluble trotte dans les crânes des entraîneurs de Ligue 1. Pour cette 32e journée, programmée du 15 au 17 avril, il n'y a plus vraiment de calculs à faire. Dans la course à l'Europe comme pour éviter la relégation, tous les points comptent. Mais la prochaine journée ayant lieu dès mercredi prochain, des ajustements pourraient être prévus ce week-end. 

Le derby : Lille-Lens, l'autre enfer du Nord

Les "sportophobes" nordistes risquent de passer un sale quart d'heure. En apéritif du mythique Paris-Roubaix, Lille et Lens se retrouvent samedi soir (21 heures) au stade Pierre-Mauroy, pour un derby à l'odeur de poudre. L'enjeu est, d'abord, sportif : comme le Losc (7e avec 48 points), le Racing (8e avec 47 unités) doit s'imposer pour rester dans la course à l'Europe. Les Dogues sont invaincus depuis six matchs mais guère reluisants, quand les Sang et Or, sur courant alternatif, restent sur un succès probant contre Nice (3-0).

Comme pour tout derby, il est aussi question de suprématie régionale. Victorieux d'un 16e de finale de Coupe de France contre son voisin (2-2, 4-3 aux tirs au but), Lens a aussi gagné la manche aller (1-0). La rencontre avait été émaillée par des heurts entre le parcage lillois et des supporters artésiens. En conséquence, le préfet du Nord a interdit aux Lensois d'effectuer le court déplacement à Pierre-Mauroy. Les Red Tigers, principal groupe ultra sang et or, soutenus par onze élus, ont déposé un recours rejeté vendredi par le tribunal administratif. Le derby a déjà démarré.

Le choc : l'OM en favori au Parc des Princes ?

On n'ira pas jusqu'à vous dire de miser votre maison sur une victoire phocéenne à Paris. Mais à l'orée de ce Classique (dimanche à 21 heures), les Marseillais font office de solides outsiders. Surfant sur une série de huit victoires d'affilée toutes compétitions confondues, l'OM s'est sorti du bourbier grec jeudi soir (0-1 à Thessalonique). La dimension physique pourrait cependant faire défaut aux Phocéens, mobilisés tous les trois jours par leur parcours en Ligue Europa conférence.

Ces considérations ne touchent, malgré eux, pas les Parisiens. En roue libre après son élimination en Ligue des champions, le PSG reste toutefois sur deux cartons contre Lorient (5-1) et Clermont (1-6). Malgré une motivation à géométrie variable en Ligue 1, difficile d'imaginer Neymar et consorts faire l'impasse sur ce Classique. Et ce même si, avec douze points d'avance sur leur rival du week-end, l'enjeu comptable sera dérisoire. Tout le contraire de Marseillais accrochés au deuxième strapontin, mais dont l'avance de trois points sur Rennes ne permet pas le moindre écart.

Le chiffre : 10 matchs sans gagner, Metz est-il déjà relégué ?

Quand s'arrêtera le chemin de croix en Lorraine ? Défait dans le "choc des derniers" à Bordeaux le week-end dernier (3-1), Metz est plus que jamais lanterne rouge. L'illusion d'un vent de fraîcheur n'est pas à l'ordre du jour, puisque les Grenats restent sur dix matchs de rang sans succès, dont six défaites et quatre nuls 0-0. La pire équipe à domicile n'a triomphé qu'une fois à Saint-Symphorien, contre Lorient (4-1).

La réception de Clermont, 17e avec quatre points de plus (dimanche à 15 heures) ressemble au match de la dernière chance. Une lueur d'espoir au milieu de ce marasme ? Défaits cinq fois d'affilée, les Auvergnats ne crèvent pas non plus l'écran.

La décla : 

"Je ne veux pas que l'on se sente comme si l'on venait travailler dans une usine"

Philippe Clement, entraîneur de l'AS Monaco

en conférence de presse

Connu pour son Rocher, ses casinos et ses milliardaires, Monaco l'est nettement moins pour ses usines. Ne comptez pas sur l'ASM pour industrialiser la Principauté : en conférence de presse, le technicien belge Philippe Clement a exprimé sa volonté de "créer une famille où on fait des choses spéciales". Les distractions ne manquent pas sur la Côte d'Azur, mais en l'occurence, l'ancien chef de Bruges mobilise un groupe de nouveau dans le coup pour l'Europe.

Ce n'était pas gagné, mais l'ASM (6e avec 50 points) s'est enfin débarrassé de son irrégularité chronique. Sur une lancée de trois succès de rang, Monaco aborde le sprint final avec le vent en poupe. Le déplacement à Rennes (3e avec 56 points), vendredi à 21 heures, constitue un sérieux révélateur du potentiel monégasque.

Le joueur à suivre : Gouiri, l'Amine des mauvais jours

Et soudain, le tube de l'automne est passé de mode. Flamboyant en début de saison, l'attaquant niçois Amine Gouiri est dans le creux de la vague. Le joueur formé à Lyon, auteur de dix buts, n'a plus planté depuis janvier. Christophe Galtier lui accorde toujours sa confiance, mais Gouiri est attendu contre Lorient, dimanche à 13 heures.

Son réveil est plus que jamais attendu. La série, en cours, de deux victoires en neuf matchs correspond justement à la période de disette de l'attaquant. Car quand Gouiri est muet, le Gym (5e avec 51 points) manque d'alternatives : seuls quatre buts ont été inscrits sur la période. Autant le dire, le total est franchement insuffisant pour coller au podium, désormais cinq longueurs devant.

Le programme complet : 

Le classement : 

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers RC Lens

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.