Covid-19 : ces athlètes angoissés par la situation sanitaire, à trois semaines des Jeux olympiques de Pékin

À trois semaines de leur départ pour Pékin, les athlètes angoissent à l'idée de contracter le Covid-19 et de voir 4 ans de travail anéantis. 

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Radio France
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Les équipes des Jeux olympiques d'hiver de Pékin effectuent le resurfaçage de la glace au stade couvert de la capitale à Pékin le 12 janvier 2022. Le stade accueillera des épreuves de patinage artistique et de patinage de vitesse sur piste courte. Les Jeux olympiques de Pékin se tiendront du 4 au 20 février. (KAZUKI WAKASUGI / YOMIURI via AFP)

C’est l’obsession des athlètes qui se préparent pour les Jeux olympiques d'hiver en ce moment : éviter d’être contaminé par le variant Omicron, extrêmement contagieux.

Le couple français de danse sur glace Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron a d'ailleurs préféré faire l’impasse, pour raison sanitaire, sur les championnats d’Europe de patinage artistique en Estonie. Car un test positif dans les prochains jours est quasiment l’assurance de manquer la compétition à Pékin. Une angoisse bien réelle pour Romain Heinrich, pilote français de bobsleigh : "Cela fait quand même deux ans qu'on fait des championnats du monde et qu'on applique des protocoles très stricts. On avait trouvé un rythme de croisière qui faisait qu'on était serein. Mais c'est vrai qu'avec la contagiosité d'Omicron, les protocoles ne suffisent parfois pas."

"Clairement, la peur s'installe un petit peu, confie Romain Heinrich. Les trois semaines qui arrivent, on a fait un programme pour rester un peu vraiment entre nous, on devait repasser en France mais on va limiter ça au strict minimum." Les gestes barrières puissance 10 donc, depuis plusieurs semaines et jusqu’au départ pour la Chine. L'idée, c'est bien de limiter les contacts, raconte Sébastien Lepape, patineur en short-track.

"Depuis fin décembre, j'ai commencé à faire vraiment, vraiment très attention à où j'allais, ce que je faisais, comment je me protégeais, comment je me mettais à distance etc."

Sébastien Lepape, patineur

à franceinfo

"J'ai fait le 25 tranquillement avec ma petite maman et j'ai pas fait le 31, poursuit le patineur. Sur l'entrainement, malheureusement, on ne peut pas faire beaucoup plus que ce qu'on faisait avant. On peut pas s'entraîner avec le masque parce qu'il faut qu'on respire un minimum. Après on a des groupes, on est ensemble, on croise pas trop grand monde. On essaye de faire au mieux mais avec l'idée de s'entraîner quand même."

Des bulles sanitaires pour éviter les risques "au maximum"

Seule parade : se mettre sous cloche, comme le font les fondeurs français. "Bien sûr, on prépare une bulle", détaille Olivier Michaud, directeur des équipes de ski de fond. C'est particulier, parce que ce n'est pas forcément facile à vivre pour tout le monde mais c'est le seul chemin."

"Au moins, chacun et chacune d'entre nous aura le sentiment d'avoir fait le maximum pour aller chercher ces Jeux olympiques", ajoute Olivier Michaud. Un refuge et un mal nécessaire pour éviter de ruiner quatre ans d’efforts pour aller aux Jeux olympiques.

Les athlètes inquiets du Covid à trois semaines des Jeux - Reportage de Jérôme Val
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