Transat Jacques Vabre : plus que quelques heures de course avant l'arrivée des premiers Ultim en Martinique

Après deux semaines de course, la Transat Jacques Vabre doit toucher à sa fin pour les premiers Ultim au large de Fort-de-France, dans la nuit de dimanche à lundi. La Martinique se prépare à l'arrivée des bateaux tandis que les skippers profitent des dernières heures en mer.
Article rédigé par Jérôme Val - Edité par Aurore Richard
Radio France
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Temps de lecture : 2 min
Pour cette édition 2023 de la Transat Jacques Vabre, les premiers Ultim sont attendus en Martinique dans la nuit du 12 au 13 novembre. (DAVID ADEMAS / OUEST-FRANCE / MAXPPP)

Sur le Malecon, la grande promenade du front de mer de Fort-de-France en Martinique, tout est prêt pour l'accueil des premiers concurrents de la Transat Jacques Vabre. La ligne d'arrivée n'est qu'à quelques centaines de mètres. Les pontons installés sont encore vides mais dans quelques heures, à l'horizon, dans la baie des Flamands, il sera possible d'apercevoir l'étrave du bateau vainqueur. 

Parti du Havre le 29 octobre, le premier trimaran géant Ultim ne va donc pas tarder à rallier la Martinique, destination finale de cette 16e édition. Sauf incident, ce sera le duo Armel Le Cléac’h-Sébastien Josse, encore largement en tête devant François Gabart et Tom Laperche. Il devrait franchir la ligne d’arrivée dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 novembre au large de Fort-de-France. 

En mer, l'air siffle dans les foils et cette mélodie accompagne les concurrents depuis le début. Sur son maxi-trimaran Banque Populaire XI, pour sa huitième participation, Armel Le Cléac'h savoure cette lutte pour garder la tête de la course : "On a réussi à se reposer ces derniers jours même si c'était la course. On est à 100 %. Pas de bobo à déclarer et là, c'est juste la chaleur qui est un peu pénible. Elle pèse un peu dans la journée. Il faut boire beaucoup"

"On est à fond, on est au taquet. On s'éclate !"

François Gabart, skipper du SVR Lazartigue

à franceinfo

Le Banque Populaire XI et le SVR Lazartigue, de François Gabart et Tom Laperche, ne se lâchent pas d'une semelle. "On a souvent été à proximité immédiate d'autres bateaux, indique François Gabart. On les voyait à l'AIS, un système par ondes radio qui nous permet d'avoir leur position et leur performance en direct, donc ça, c'est à une vingtaine de milles quand le bateau est à moins de 40 kilomètres"

Les concurrents sont passés par tous les états : dépression après le départ, périodes de calme, de la vitesse aussi avec des journées à plus de 800 milles nautiques avalés, soit presque 1 500 kilomètres. Et dans la remontée vers l'arc antillais, les dangers ne manquent pas. "Il y a pas mal de bateaux mal signalés, des petits bateaux de pêche mal éclairés. Il y a pas mal de trafic côtier, pas mal aussi de débris et je pense surtout à l'embouchure de l'Amazone. C'est le plus grand fleuve du monde, il charrie énormément de choses et parfois, ce sont des gros troncs d'arbres", détaille François Gabart. 

Malgré tout, jusqu'au bout, les conditions pour ces bateaux volants ont été très bonnes, admet Armel Le Cléac'h : "Depuis le départ, on dû voler quasiment 90 % du temps. C'est assez basique". En revanche, derrière, ce n'est plus magique pour Charles Caudrelier, le tenant du titre. Un choc a endommagé le système de barre de son trimaran. Pour lui, les derniers milles vers la Martinique vont être laborieux.

Dernières heures en mer pour les leaders de la Transat Jacques Vabre : reportage de Jérôme Val

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