Wimbledon 2023 : le sacre de Carlos Alcaraz, l'hommage à Roger Federer, une programmation chamboulée... Ce qu'on a aimé et moins aimé

Franceinfo: sport revient sur la quinzaine londonienne lors de laquelle Marketa Vondrousova et Carlos Alcaraz ont été sacrés.
Article rédigé par Apolline Merle, franceinfo: sport - De notre envoyée spéciale à Wimbledon
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 5 min
La quinzaine de Wimbledon aura été marquée par plusieurs grands moments comme le sacre de Carlos Alcaraz, la défaite de Caroline Garcia au troisième tour et l'hommage rendu à Roger Federer. (AFP)

Les grilles noires de l'AELTC (All England Lawn Tennis and Croquet Club) se sont refermées après les premiers sacres de Carlos Alcaraz, dimanche 16 juillet, et de Marketa Vondrousova la veille. De l'ambiance si singulière sur le Centre court au respect des traditions, en passant par une programmation qui n'a pas fait que des heureux, franceinfo: sport fait le bilan de la quinzaine londonienne, entre bons et moins bons moments.

On a aimé...

L'ambiance unique

Wimbledon n'est pas le temple du tennis pour rien. A chaque endroit du stade, on ressent l'histoire de ce sport, né en Angleterre, et dont les traditions sont toujours intactes. Sur le Centre court, une atmosphère unique se dégage : ambiance feutrée, sobriété des courts, spectateurs apprêtés. Le public, passionné tout en étant extrêmement respectueux, vibre comme nulle part ailleurs au rythme des matchs. L'émotion vous saisit aussi quand vient le moment de la cérémonie des trophées. En attendant la venue sur le court de la patronne de l'AELTC, la princesse de Galles Kate Middleton, un silence solennel s'invite, quelques minutes seulement après l'embrasement du stade.

Les Anglais ne font rien comme tout le monde, et cela se démontre également aux abords du All England Lawn Tennis and Croquet Club. Pour avoir des places pour assister au Grand Chelem londonien deux options s'offrent à vous : remplir un formulaire sur le site du tournoi et attendre d'être peut-être tiré au sort, ou alors venir très tôt le matin - ou la veille - faire la "Queue" afin d'obtenir des billets pour l'ensemble des courts. Chaque jour, ils sont des milliers à tenter leur chance dans une ambiance calme et joviale, qu'il pleuve ou non. 

L'hommage à Roger Federer

Il a reçu une standing-ovation. Invité dans la Royal Box de Wimbledon, au côté de Kate Middleton, mardi 4 juillet, pour assister au premier tour de la gagnante de l'an passé Elena Rybakina, Roger Federer a eu droit à une cérémonie d'hommage sur le Centre court pour célébrer l'ensemble de sa carrière. Un film hommage a été diffusé sur le Central. L'ancien numéro un mondial, huit fois sacré à Londres, et retraité depuis l'an dernier, a été honoré en sa qualité de "joueur le plus titré à Wimbledon". 

Marketa Vondrousova et Carlos Alcaraz, les champions de l'édition 2023

Si chaque titre du Grand Chelem mérite d'être souligné, tant la performance est immense, c'est peut-être encore davantage le cas pour cette édition 2023 de Wimbledon, qui a vu être couronnée Marketa Vondrousova chez les dames, et Carlos Alcaraz chez les hommes. Pour la première, ce titre est l'aboutissement d'un parcours du combattant. Il y a un an, la Tchèque de 24 ans était à Wimbledon, le poignet gauche dans un plâtre, pour encourager Miriam Kolodziejova, sa partenaire en double et meilleure amie, qui jouait pour la première fois les qualifications.

Absente pendant six mois des courts, Marketa Vondrousova effectue son retour à la compétition en novembre dernier, et se présente à Wimbledon avec seulement trois matchs remportés sur gazon en carrière. Pourtant c'est bien elle, la 42e mondiale et non tête de série, qui a soulevé le plateau d'argent samedi, après sa victoire sur la Tunisienne et 6e mondiale, Ons Jabeur.

L'Espagnol aussi a soulevé pour la première fois de sa jeune carrière le trophée à Londres, en battant le septuple champion des lieux, Novak Djokovic. Au terme d'une quinzaine parfaitement menée, Carlos Alcaraz est venu à bout du Serbe pour glaner son deuxième titre du Grand Chelem, devant un public conquis. 

On n'a pas aimé...

Entre pluie et couvre-feu, une programmation qui laisse à désirer

La pluie a joué les trouble-fêtes en début de quinzaine. La plupart des courts n'ayant pas de toit - à l'exception du Centre Court et du court numéro 1 - des retards importants se sont accumulés lors des premiers jours du tournoi. A tel point que les joueurs jouant sur les courts annexes ont parfois commencé leur premier tour lundi 3 juillet, pour ne le finir que le mercredi 5. D'autres, comme Novak Djokovic, en étaient alors déjà à leur troisième tour, sur la même échelle de temps.

La programmation du Centre court a aussi provoqué plusieurs retards la première semaine. Les matchs, ne commençant qu'à 13h30 et ne pouvant pas aller au-delà de 23h, en raison d'un couvre-feu, ont été plus d'une fois décalés. Ce fut le cas par exemple pour le deuxième tour entre Andy Murray et Stefanos Tsitsipas, démarré le jeudi et terminé le vendredi, ainsi que le huitième de finale opposant Novak Djokovic à Hubert Hurkacz, interrompu le dimanche soir et reprogrammé le lendemain. Des interruptions trop nombreuses, qui ne sont pas sans influence l'issue d'un match, sans parler de la déception des spectateurs, ne pouvant assister à la fin de la rencontre.

Le clan français rapidement décimé, Caroline Garcia ne confirme pas

Ils ont certes un peu mieux réussi à Wimbledon qu'à Roland-Garros (où aucun Français n'avait atteint le troisième tour), mais le bilan est encore maussade pour le clan tricolore. Seuls Caroline Garcia et Quentin Halys ont atteint le troisième tour à Londres, avant de s'incliner, respectivement contre la Tchèque Marie Bouzkova (33e mondiale) et l'Italien Jannik Sinner (8e).

Seule tête de série chez les Français, Caroline Garcia (5) était pourtant attendue à Wimbledon. Car le gazon est une surface adaptée à son jeu porté vers l'avant, et où elle avait obtenu de bons résultats l'an passé, notamment avec un titre à Bad Homburg, en Allemagne. Bien que sa saison 2023 soit pour l'heure en deçà de ses espérances, avec notamment une défaite au deuxième tour de Roland-Garros et deux finales perdues à Lyon et Monterrey, la Française avait à cœur de bien faire à Londres. Pourtant, la Lyonnaise n'a pas pu faire mieux qu'un troisième tour. Enfin, la nouvelle génération, représentée par Luca Van Assche et Arthur Fils (respectivement éliminés par Aslan Karatsev et Alejandro Davidovich Fokina), n'a pas démérité pour une première participation, sans pourtant réaliser un exploit.

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