Porte-drapeaux français : chance ou malédiction ?

Quand on plonge dans les archives du sport olympique, malheureusement on se rend compte que depuis 16 ans, aucun Français n'a été médaillé après avoir été porte-drapeau.

France 2

Et si porter le drapeau de sa délégation portait la poisse ? Non pas que l'on veuille porter l'oeil à notre futur ambassadeur Teddy Riner, mais les chiffres sont tétus. Dans l'histoire des Jeux, sur 24 représentants français, seuls deux ont été champions olympiques, trois sont repartis avec la médaille d'argent et deux avec le bronze. Depuis 1912 à Stockholm (Suède) et l'apparition des porte-drapeaux, les délégations françaises paradent à chaque JO. L'occasion de se montrer sous ses plus beaux atours, mais surtout pour celui qui a la chance de représenter son pays, une immense fierté.

Malchance du drapeau

"C'est quasiment aussi puissant que de gagner une médaille d'or", explique David Douillet, double champion olympique de judo. Quelques jours avant les Jeux de Londres en 2012, l'escrimeuse Laura Flessel, tout juste désignée porte-drapeau, peinait à réaliser la responsabilité de mener l'équipe de France. Mais sportivement, à 40 ans, "la guêpe", comme on la surnomme, n'a plus autant de piquant au bout de son épée. Elle repartira bredouille et en larmes. Malchanceuse du drapeau comme son compatriote Tony Estanguet quatre ans plus tôt. Marie-José Pérec avait à l'inverse réalisé un doublé olympique à Atlanta (États-Unis) en 1996. David Douillet avait aussi fait honneur à son rôle sur les tatamis à Sydney (Australie).
 

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