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Village olympique de Sotchi : l'envers du décor raconté par les journalistes

Pas d'eau (ou un liquide jaune), pas de poignées aux portes... sur les réseaux sociaux, les reporters envoyés en Russie racontent leurs mauvaises surprises.

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France Télévisions
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Le principal centre de presse du village olympique de Sotchi (Russie), le 3 février 2014. (GONG BING / XINHUA / SIPA)

Les athlètes sont ravis, voire "émerveillés" par le village olympique de Sotchi. C'est moins le cas des journalistes internationaux envoyés couvrir les Jeux olympiques d'hiver qui commencent vendredi 7 février. Malgré des travaux faramineux pour environ 40 milliards d'euros, vingt fois plus que les derniers organisés de Vancouver (Canada), tout n'est pas terminé. Sur les réseaux sociaux, ces derniers empilent leurs mésaventures. Extraits. 

Des hôtels pas terminés (et des réservations oubliées)

"Notre hôtel n'est pas prêt Dmitry... Onze chambres réservées il y a cinq mois, une seule de prête. A l'aide!" Sur Twitter, l'envoyé spécial de CNN Harry Reekie n'hésite pas à interpeller Dmitry Chernyshenko, le président du Comité d'organisation des JO de Sotchi. 

Et l'Américain n'est pas le seul à la rue. Le Britannique Shaun Walker, correspondant du Guardian à Moscou dépêché sur place, s'est vu répondre que sa réservation n'avait pas été enregistrée. Et rien dans le distributeur automatique de boissons, le "bar", ni branché, ni même complètement monté, pour l'aider à prendre son mal en patience. 

 

Pour d'autres, l'arrivée est encore plus rock'n'roll, faute d'endroit pour accueillir physiquement la réception dans leur hôtel. "Pour ceux qui se demandent, quand il n'y a pas de vestibule dans votre hôtel, vous allez récupérer la clef dans la chambre du propriétaire", raconte Mark MacKinnon, journaliste pour The Globe and Mail, incrédule.

"La réception de notre hôtel n'a pas de sol. Mais il y a bien une photo de bienvenue", pointe de son côté Kevin Bishop, du bureau russe de la BBC, portrait de Valdimir Poutine à l'appui. 

Des chambres "désastreuses"

Et quand ils ont une chambre, les journalistes ne sont pas pour autant à l'abri des mauvaises surprises. "Pas de chauffage, pas d'internet mais un lit (simple), au moins!", tweete Shaun Walker, qui a fini par être logé. 

"Féliciations @Dave_Schwartz le seul journaliste qui, à son arrivée à Sotchi, a une chambre prête dont les poignées de portes ne tombent pas", ironise Ryan Stanzel à propos de son confrère du Minnesota Hockey Magazine. Ce qui n'est vraisemblablement pas le cas de Dan Wetzel, qui écrit pour Yahoo! Sports. Après avoir raconté (lien en anglais) qu'il n'avait ni ampoules, ni rideau de douche dans sa chambre dont la porte ne ferme pas, il soupire : "Vous êtes juste heureux qu'il n'y ait pas un chien errant roulé en boule dans un coin".

Et de lancer un appel sur Twitter : "A tous ceux qui sont à Sotchi : J'ai maintenant en ma possession trois ampoules. Je les échange contre une poignée de porte. Cette offre est réelle." 

Autre photo qui parle d'elle-même, celle de Harry Reekie, qui pose à côté du rideau à moitié effondré dans la seule chambre obtenue par CNN, affirme-t-il.

Pas d'eau courante (ou d'une couleur douteuse)

Pas d'eau chaude, voire pas d'eau du tout. Les reporters sportifs n'auront pas le réconfort d'une bonne douche. C'est le cas de Arthur Bruce, du National Post qui tweete : "Tu me manques, eau chaude. Tu étais super." Ou de Rosa Hwang, de la télévision canadienne CTV National News, qui signale une panne de l'approvisionnement en eau de son hôtel. "Les réparations pourraient prendre du temps", note-t-elle laconiquement. 

Quant à Stacy St. Clair, du Chicago Tribune, son hôtel lui a demandé de ne pas se mettre de l'eau sur le visage, si la robinetterie était réparée, "car elle contient des choses très dangereuses". Quelque temps plus tard, la journaliste publie une photo du liquide jaune qui sort de ses robinets. Mais elle reste positive : "Le bon côté des choses : je viens juste de me laver le visage avec de l'Evian, comme si j'étais une Kardashian."

De curieux WC

Enfin, le petit coin n'est pas épargné par les bizarreries. L'un des jounalistes de Yahoo! Sports confie sa surprise en découvrant qu'il est interdit de jeter du papier toilette dans les cabinets de sa chambre. 

Mais au moins, sa cuvette est montée à l'endroit !

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