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Le PSG ne va pas gagner la Ligue des champions, la preuve

Le club de foot parisien a réussi ses débuts dans la compétition, mardi, en battant, en Grèce, l'Olympiakos Le Pirée (1-4). Et pourtant...

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France Télévisions
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L'attaquant du PSG Zlatan Ibrahimovic se prend la tête entre les mains après avoir raté une occasion contre Bordeaux, le 13 septembre 2013 au stade Chaban-Delmas, à Bordeaux (Gironde).  (NICOLAS TUCAT / AFP)

Même s'ils ne le reconnaîtront jamais, les responsables parisiens ont poussé un sacré soupir de soulagement quand a été annoncé leur groupe de Ligue des champions. Anderlecht, l'Olympiakos et le Benfica Lisbonne, c'est de loin la poule la plus facile de la compétition. Mardi 17 septembre, le club a commencé à le démontrer, en s'imposant largement (1-4) sur la pelouse des Grecs de l'Olympiakos Le Pirée.

Mais s'il y a 99% de chances que le PSG soit au rendez-vous des huitièmes de finale, en février, il paraît beaucoup plus hasardeux de pronostiquer son succès. La preuve par cinq. 

1Parce que le PSG est encore juste par rapport aux favoris

Un seul favori se dégage avant le début de la compétition : le Bayern Munich, tenant du titre. Les coéquipiers de Franck Ribéry ont tout gagné l'année dernière, enrichi leur effectif, et récupéré Pep Guardiola, considéré comme le meilleur entraîneur sur le marché. Difficile de ne pas leur donner une longueur d'avance sur le Real Madrid et le Barça, qui ont fait des folies à l'intersaison. Le PSG n'arrive que dans un troisième groupe, en compagnie de mastodontes comme la Juventus ou Manchester United. Les bookmakers ne s'y trompent pas : le club parisien est coté autour de 14/1 pour la victoire finale, soit celle d'un outsider. 

2Parce que Laurent Blanc revoit les ambitions à la baisse

Il y a deux discours au PSG. L'ambitieux, d'abord. Quand Le Figaro demande à Thiago Silva s'il pense que son club peut gagner la Ligue des champions, il répond : "Je le pensais déjà la saison dernière !" Mais depuis qu'il est arrivé, le discours de Laurent Blanc a évolué vers une tonalité plus réaliste. On est passé de "le PSG a le potentiel pour gagner la Ligue des champions", dans une interview au Parisien en août, à "faire mieux que l’an passé, ça me paraît déjà un objectif élevé", en conférence de presse. 

L'année passée, Paris n'a jamais été aussi fort que lorsqu'il s'est collé l'étiquette de l'outsider. Lors de la phase de poules, Zlatan Ibrahimovic estimait que "Porto [était] le favori du groupe", quand Carlo Ancelotti déclarait : "On ne sait pas ce dont est capable Paris en Ligue des champions." Contre Valence, en huitièmes, l'entraîneur italien refusait de "désigner un favori" pour la double confrontation, et contre Barcelone, en quarts de finale, David a failli renverser Goliath.

3Parce que le PSG n'a (à ce jour) fait qu'un bon match depuis le début de la saison

C'était contre Bordeaux, vendredi 13 septembre (victoire 2-0). "L'équipe commence un petit peu à comprendre ce qu'on veut produire", a reconnu Laurent Blanc. La préparation physique, conçue pour amener les joueurs à leur pic de forme pour le début de la Ligue des champions, fait sentir ses effets. Reste à confirmer dans la durée. 

4Parce que le fantôme de Manchester City rôde

Manchester City reste la preuve que l'argent n'achète pas tout, et surtout pas une Coupe d'Europe. Les Citizens n'ont jamais réussi à franchir la phase de poules malgré un effectif royal et des investissements princiers. "L'Europe, ça s'apprend, c'est totalement différent du championnat", explique un entraîneur adjoint de Manchester City dans le livre Richer Than God, ("Plus riche que Dieu").

Le PSG de l'époque dorée des années 90 a lui aussi payé pour apprendre : "Nous, on est allés cinq fois en demi-finale de Coupe d’Europe avant de (...) gagner" la Coupe des coupes, se souvient Bernard Lama, alors gardien du club, dans une interview à La Nouvelle République

5Parce que Laurent Blanc ne met pas systématiquement une cravate

L'entraîneur du PSG, Laurent Blanc, lors du match contre Ajaccio, le 18 août 2013 au Parc des Princes, à Paris.  (MIGUEL MEDINA / AFP)

Surveillez bien le cou de Laurent Blanc, au moment du coup d'envoi. S'il arbore une cravate, vous pouvez pousser un soupir de soulagement. Aucun entraîneur en survêt' n'a gagné la Ligue des champions depuis 1991 - c'était Ljupko Petrović, à la tête de l'Etoile rouge de Belgrade. Et un seul entraîneur en costume, mais sans cravate, depuis 25 ans, Franck Rijkaard avec Barcelone, en 2006. Autant mettre toutes les chances de son côté, non ?

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