Ligue 1 : violences aux quatre coins de la France, chronologie des incidents qui émaillent le championnat depuis le début de saison

Depuis la reprise du championnat, des violences éclatent régulièrement dans les stades de Ligue 1.

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Des affrontements ont éclaté entre supporters angevins et marseillais à la fin de la rencontre opposant les deux clubs, le 22 septembre. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Les semaines se suivent et se ressemblent en Ligue 1 et la 7e journée du championnat de football français, mercredi 22 septembre, a connu elle aussi son lot de violences. Retour sur les principaux incidents marquants de ce début de saison.

8 août : Montpellier-Marseille 

La 1re journée du championnat avait donné le ton. Le retour des supporters dans les stades s'était accompagné de lancers de projectiles sur la pelouse par des supporters montpelliérains lors de la réception de Marseille, dimanche 8 août. Des jets qui avaient touché le Montpelliérain Florian Mollet au visage et une bouteille lancée depuis les tribunes avait blessé le milieu de l'OM Valentin Rongier à la bouche. La rencontre avait été interrompue une dizaine de minutes avant de reprendre.

La commission de discipline de la Ligue de football professionnel avait ordonné la fermeture pour trois matchs de deux tribunes de la Mosson (Corbières et Etang-de-Thau, celles des ultras locaux).

22 août : Nice-Marseille 

Lors de la 3e journée de Ligue 1 qui opposait Nice à Marseille, l'Allianz Riviera avait été le théâtre d'une bien triste fin de match. Arrêté à la 75e minute à la suite de la décision des arbitres, le match avait été émaillé par des débordements entre supporters niçois et joueurs marseillais sur le terrain comme en tribunes. 

Ciblé tout au long de la rencontre par des supporters des Aiglons, Dimitri Payet avait renvoyé, dans la tribune Populaire Sud, une bouteille d'eau qu'il avait précédemment reçue, provoquant l'envahissement de la pelouse par plusieurs dizaines de Niçois. L'un d'eux a frappé Payet d'un coup de pied (geste pour lequel un an d'emprisonnement dont six mois avec sursis a été requis) tandis que Pablo Fernandez, le préparateur physique de Marseille a cogné un supporter à la tête (acte qui lui a valu une suspension jusqu'au 30 juin 2022).

La LFP a décidé que la rencontre serait rejouée ultérieurement à huis clos, en terrain neutre. L'OGC Nice a également été sanctionné d'un retrait d'un point ferme et de trois matchs à huis clos.

Un supporter de l'OGC Nice tente de frapper Dimitri Payet pendant le match entre Nice et Marseille à l'Allianz Riviera, le 23 août. (VALERY HACHE / AFP)

18 septembre : Lens-Lille

Les derbies cristallisent souvent les tensions. Celui du Nord n'y a pas échappé avec de nouvelles scènes de violences. Un groupe d'ultras lensois avait envahi le terrain à la mi-temps pour se ruer sur les Lillois avant que les CRS n'interviennent. Les Lillois avaient eux jeté des sièges sur la tribune famille des Lensois située juste à côté. Six supporters avaient été légèrement blessés et deux spectateurs avaient été interpellés, dont un pour avoir lancé un siège sur les forces de l'ordre. Le match avait pu reprendre après une demi-heure d'interruption. 

La LFP a sanctionné le RC Lens d'un huis clos total de son stade pour deux matchs (en attendant la décision définitive de la Ligue le 6 octobre) et a décidé de fermer le parcage de supporters lillois lors des matchs du Losc à l'extérieur.

22 septembre : Angers-Marseille et Montpellier-Bordeaux

La 7e journée de Ligue 1 a connu son lot de violences. En marge du match de Ligue 1 opposant le MHSC aux Girondins de Bordeaux, un bus de supporters bordelais a été caillassé mercredi 22 septembre près de Montpellier par des supporters héraultais "armés de barres de fer". Une bagarre générale a éclaté au bord de la route entre les deux camps avant que les forces de l'ordre n'interviennent. En tout, seize personnes ont été légèrement blessées et six ont fini à l'hôpital.

Plus tard dans la soirée, des incidents ont également éclaté à Angers, au coup de sifflet final du match opposant le SCO à l'OM. Après des "provocations de la part des Angevins", des supporters marseillais sont descendus de leur parcage pour se rendre sur le terrain et se diriger vers les ultras locaux, a expliqué le directeur de la communication de l'OM. Malgré l’intervention des stadiers et l'appel au calme du speaker du stade Raymond-Kopa, des coups ont été échangés entre les deux camps. 

Des faits similaires ont eu lieu à Metz, où des supporters ont tenté de descendre de leur tribune après le match électrique des Lorrains face au PSG, marqué par deux exclusions messines.

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