Liga : le Barça revigoré mais en sursis, les défis de Tchouaméni et Griezmann...Ce qu'il faut savoir avant la rentrée du championnat espagnol

La Liga reprend ses droits vendredi soir, avec une rencontre entre le Osasuna et Séville.

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Antoine Griezmann (Atlético de Madrid), Aurélien Tchouameni (Real Madrid) et Robert Lewandowski (Barcelone). (AFP ET MAXPP)

Trois mois après le titre décroché par le Real Madrid, le championnat espagnol reprend ses droits vendredi 12 août. Le match d'ouverture oppose Osasuna au Séville FC, l'un des prétendants aux places européennes. Au moment de siffler le coup d'envoi de cette saison 2022-2023, tous les regards sont tournés du côté de Barcelone, dont le recrutement conséquent a marqué l'été. Mais à l'image d'autres écuries, les Blaugranas sont en proie à des problèmes économiques qui sèment le doute quant à leur avenir.

La reconstruction : le Barça s'offre un recrutement XXL mais...

Criblé de dettes voilà un an, le FC Barcelone a activé plusieurs leviers pour animer son mercato. L'attaquant star Robert Lewandowski, arrivé cet été après huit ans de haute volée au Bayern Munich, fait office de figure de proue. Raphinha (Leeds) et Franck Kessié (Milan) ont eux aussi posé leurs valises en Catalogne, tout comme les défenseurs Andreas Christensen (Chelsea) et l'international français Jules Koundé (Séville)."Son discours m'a beaucoup plu, nous portons le même regard sur le football", a déclaré ce dernier à propos de son nouvel entraîneur, XaviSur le papier, la saison s'annonce alléchante pour le tacticien catalan, qui avait récupéré une équipe à bout de souffle en 2021-2022.

Sauf que, en l'état, aucune des recrues ne peut pas disputer le match d'ouverture contre le Rayo Vallecano, samedi. Leur contrat, comme celui des joueurs prolongés cet été, dont Ousmane Dembélé, n'ont pas encore été homologués par la Liga. La masse salariale du club est trop élevée. Le Barça doit en effet se débarrasser d'actifs ou baisser le salaire de certains joueurs et le compte à rebours est lancé.

Il n'est pas le seul club concerné. Manuel Pellegrini a de quoi s'arracher les cheveux. Pour la réception d'Elche, lundi, le technicien du Betis ne dispose d'aucun attaquant. Les Verdiblancos ne peuvent inscrire leurs recrues pour la reprise. La situation traduit les difficultés économiques de nombreuses écuries

Le joueur à suivre : Aurélien Tchouameni, au milieu des étoiles

Champion d'Espagne en titre et vainqueur de la dernière Ligue des champions, le Real Madrid a enrôlé Aurélien Tchouameni pour épaissir un peu plus un effectif déjà satisfaisant. Le jeune milieu français va tenter de se frayer un chemin au cœur d'un entrejeu très fourni. Solidement installé, le trio Casemiro-Kroos-Modric a retrouvé sa pleine puissance après un démantèlement sous Zinédine Zidane. "D'autres clubs me garantissaient plus de temps de jeu, a avoué le nouveau Merengue lors de sa présentation. C'est un défi d'avoir une place dans cette équipe."

Ce ne sera pas chose aisée puisque sur le banc, deux autres joueurs trépignent déjà : Eduardo Camavinga et Federico Valverde. Lors de la rentrée, à Helsinki, pour la Supercoupe d'Europe, remportée 2-0 face à Francfort, Aurélien Tchouaméni n'était d'ailleurs pas titulaire. Il a dû se contenter de cinq minutes de jeu pour son premier match officiel sous ses nouvelles couleurs. L'ancien Monégasque est conscient qu'un temps de jeu réduit pourrait l'éloigner du onze titulaire des Bleus au Mondial 2022 en novembre. "Mais je suis prêt", a-t-il promis. L'intégration du Français, capable de jouer à tous les postes du milieu, sera scrutée de près.

L'interrogation : Antoine Griezmann va-t-il retrouver son meilleur niveau ?

Son retour à l'Atlético de Madrid n'a pas été le rebond escompté. Prêté par le Barça, Griezmann a donné l'impression de revenir sur le devant de la scène à l'automne, avant de traverser l'année 2022 comme une ombre, à l'image de son équipe, peu séduisante. Il a bouclé l'exercice avec seulement trois buts en Liga, son plus faible total en carrière sur une saison en championnat. A sa décharge, "Grizou" a été éloigné des terrains deux mois, à cause d'une blessure à la cuisse. Est-ce à dire que son déclin est irrémédiable ? 

A 31 ans, il devrait tout de même guider l'attaque d'un Atlético discret sur le marché des transferts et orphelin de Luis Suarez, rentré en Uruguay. Il serait surtout bien inspiré de se relancer en début de saison, alors que se profile le Mondial. "Il a un gros mental, l'a soutenu Didier Deschamps. Il avait besoin de se régénérer et va tout faire pour revenir à son meilleur niveau."

Le reste du monde : la Liga a-t-elle perdu de sa splendeur ?

Candidats désignés à la C1, Villarreal ou Séville ont été calmes sur le marché. Les Andalous ont, à l'inverse, encaissé le départ de plusieurs titulaires. De son côté, malgré l'arrivée de Tchouameni, le Real Madrid n'a pas réussi à convaincre Erling Haaland et Kylian Mbappé.

Cette perte d'attractivité dure depuis trois ans. Conséquence directe, la Liga s'avère moins spectaculaire qu'au tournant des années 2010. Les bonnes performances européennes des clubs espagnols ont fait office de cache-misère l'an passé. Avec 951 buts, la Liga s'avère le moins prolifique des cinq grands championnats, alors qu'elle atteignait 1 118 buts en 2017. Ses 53 minutes de temps de jeu effectif la classent, aussi, en queue de peloton. 

Quelques équipes comme le Betis ou Barcelone tentent bien de produire du jeu. Mais à l'inverse, d'autres formations s'enlisent dans un style restrictif nuisant au spectacle général. Rien n'indique que la tendance s'inversera pour cette nouvelle saison.

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