Tour de France 2022 : "Le Tour est un vecteur d'influence" dans le monde, affirme l'ex-ministre Jean-Yves Le Drian

Présent au départ de la 2e étape de la Grande Boucle au Danemark, l'ancien ministre des Affaires étrangères ne tarit pas d'éloge sur ce rendez-vous sportif.

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Radio France
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L'ancien ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian (à gauche), lors du départ de la deuxième étape du Tour de France, au Danemark, avec le ministre danois des Transports (au milieu) et le directeur général de la course, Christian Prudhomme (à droite). (MARCO BERTORELLO / AFP)

"Le Tour de France est un vecteur d'influence" dans le monde, a affirmé ce samedi sur franceinfo l'ancien ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. L'ancien membre du gouvernement est venu assister au départ de la deuxième étape de la Grande boucle dont le départ a été donné en Danemark, grande nation de la bicyclette.

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Il salue l'initiative des organisateurs de vouloir exporter le Tour de France à l'étranger : "Regardez l'accueil absolument triomphal que les coureurs ont eu vendredi soir à Copenhague", s'est-il réjoui. "Le Tour de France est une réussite considérable, mais c'est aussi un moyen de développer des valeurs, une image de la France" à l'étranger, a-t-il expliqué.

franceinfo : Est-ce une bonne idée de faire partir le Tour de France du Danemark ?

Jean-Yves Le Drian : Moi, j'en suis convaincu. D'ailleurs, regardez l'accueil absolument triomphal que les coureurs ont eu vendredi soir à Copenhague, et que l'on constate aussi ce samedi. On sait que le Danemark est un pays de vélo qui a eu aussi de grands champions. La bicyclette est au cœur des mobilités. Mais au-delà de cela, le Tour de France c'est évidemment une grande compétition, mais c'est aussi une forme d'appropriation nationale. C'est un vecteur du patrimoine. C'est un vecteur qui réconcilie les Français avec eux-mêmes, mais c'est aussi un élément d'influence.

Un élément du "soft power" à la française ?

Oui, parce que dans le monde dans lequel nous vivons, les conflictualités sont énormes. J'ai pu vivre cela pendant dix ans. Il y a des batailles sur le poids de l'influence que la France peut avoir auprès de ses voisins, mais aussi dans le monde. Le Tour de France est un vecteur d'influence. C'est une réussite considérable, mais c'est aussi un moyen de développer des valeurs, une image de la France. C'était très important que cela puisse se passer aussi au Danemark maintenant que les moyens de communication permettent de faire la liaison relativement rapidement.

Cela peut renforcer les liens entre les deux pays ?

Entre la France et le Danemark, il y a des relations fortes, amicales, constructives depuis longtemps. François Mitterrand aimait à rappeler que le Danemark est le seul pays européen avec lequel la France n'a jamais eu de conflit. Cela continue sur cette ligne de sérénité. Et puis, le Danemark est aussi une grande démocratie dirigée par une Première ministre sociale-démocrate (Mette Frederiksen). Ça me dit quelque chose personnellement, avec un parti qui est un vrai parti de gouvernement, une gauche de gouvernement qui sait faire des compromis sans tomber dans les compromissions. On le voit en ce moment pour la confortation européenne, le Danemark joue un grand rôle. C'est une belle référence. C'est vrai que le pays est beaucoup plus petit. C'est vrai qu'il n'y a pas la même histoire. C'est vrai que cette gauche de gouvernement a une longue expérience, mais ça peut être une référence.

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