Tour de France 2021 : Alaphilippe, Bouhanni, Gaudu... Quel bilan pour les Français ?

Quels Français ont brillé, quels Français sont passés à côté de leur Tour de France ?

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De notre envoyé spécial - Théo Gicquel - franceinfo: sport
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Julian Alaphilippe lors de sa victoire sur la première étape du Tour de France 2021. (CHRISTOPHE PETIT TESSON / AFP)

La 108e édition du Tour de France s'est achevée, dimanche 18 juillet, avec la victoire finale de Tadej Pogacar. Parmi tous les Français, tous n'ont pas connu la même réussite.

Ils ont été au rendez-vous

Julian Alaphilippe

Il était impossible de ne pas mettre en tête de cette liste le seul vainqueur français de cette édition. Si elle paraît désormais très loin, puisqu’elle est intervenue lors de la première étape, la victoire de Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step) avec le maillot de champion du monde n’en reste pas moins le moment fort côté français. Le Tricolore a ramené un bouquet du Tour de France pour la quatrième fois de suite depuis 2018. Et c’est l’avantage de gagner le premier jour : pour la troisième année de suite, il a endossé la tunique jaune, qu’il n’a conservé cette fois qu’une journée.

Guillaume Martin

Le Parisien avait annoncé se désintéresser du classement général, mais le naturel a repris ses droits. Meilleur Français au général (8e), Guillaume Martin (Cofidis) a validé son objectif au moment où il le visait le moins : un top 10 sur le Tour de France. Très bon dans les Alpes (8e au Grand-Bornand, 4e à Tignes), le grimpeur de la formation Cofidis a même fait un court passage dans la nuque de Tadej Pogacar en devenant son dauphin le temps d’une étape, avant de rétrograder.

Nacer Bouhanni

Nacer Bouhanni (Arkéa-Samsic) retrouvait le Tour de France pour la première fois depuis 2017. Et il a bien failli fêter son retour avec sa première victoire sur la Grande Boucle. Avec trois podiums, le Vosgien a été le meilleur tricolore lors des sprints, seulement devancé par un Mark Cavendish qui a retrouvé sa tyrannie d’antan. Contraint à l’abandon lors de la 15e étape, le sprinteur de la formation Arkéa-Samsic pourra nourrir des regrets de ne pas avoir concrétisé dans une édition spéciale et déplumée de beaucoup de sprinteurs.

Julian Alaphilippe remporte la première étape et prend le maillot jaune !

Ils se sont révélés 

Franck Bonnamour

C’est la révélation de ce Tour de France. Oui, Franck Bonnamour (B&B Hôtels p/b KTM) n’a ni gagné une étape, ni terminé cette édition avec un classement général notable (22e). Mais le Tour de France ne sacre pas que les vainqueurs. Le natif de Lannion, quatre top 10 d’étapes dans la besace, a été élu super-combatif de ce Tour de France, récompensant ses efforts continus. "Je suis vraiment très heureux. Je n'aurai pas cru pouvoir monter sur le podium sur les Champs-Elysées. Je n'ai pas de mots", a réagi le Breton de 26 ans samedi.

Aurélien Paret-Peintre

Il avait annoncé avant le Tour de France qu’une place dans les quinze premiers serait une première édition réussie pour lui. C’est chose faite pour Aurélien Paret-Peintre (AG2R-Citroën), qui a été égal à lui-même : pas (encore) de coup d’éclat, mais très régulier : il n’a conclu aucune étape de montagne au-delà de la 35e place. Prometteur pour l’avenir pour une formation qui se cherche un leader français depuis le départ de Romain Bardet. En 2013, l’Auvergnat avait, pour son premier Tour, lui aussi terminé quinzième....

Ils ont été un peu courts

David Gaudu

Le Tour de France de David Gaudu (Groupama-FDJ) est loin d’être mauvais, avec une 11e place finale et de nombreuses tentatives, notamment dans les échappées. Mais avec l’absence de Thibaut Pinot et Romain Bardet, les espoirs des coureurs français s’étaient naturellement portés vers le jeune Breton (24 ans). Le natif de Landivisiau (Finistère) a dit adieu à ses ambitions de classement général lors de l’étape du Mont Ventoux, en terminant à 25 minutes du vainqueur, Wout Van Aert (Jumbo-Visma). Il s’est rebiffé dans les Pyrénées, mais lui comme son équipe repartent bredouilles de ce Tour.

David Gaudu n'est pas parvenu à aller au bout malgré sa belle attaque dans le Tourmalet. Il ne retient que le positif de cette 18e étape du Tour de France.

Christophe Laporte

Enfin, pour son 7e Tour de France, Christophe Laporte (Cofidis) ne s’est jamais montré proche de la victoire lors des sprints massifs (deux 7e places). Le sprinteur de la formation Cofidis a mieux fini son Tour, en égalant sa meilleure performance de 2018 avec une deuxième place lors de la 19e étape, acquise derrière le vainqueur en solitaire Matej Mohoric. Mais le Varois a néanmoins eu du mal à se montrer sur cette édition si particulière.

Ils n’ont pas pu défendre leurs chances

Arnaud Démare

C’est la plus grande frustration parmi le contingent français au vu du niveau qu’il affichait et des ambitions qu’il avait. Arnaud Démare (Groupama-FDJ) a quitté la route du Tour au soir de la 9e étape après être arrivé hors-délais à Tignes. Le sprinteur de la formation Groupama-FDJ avait lourdement chuté lors de la 3e étape, et n’a jamais pu parfaitement panser ses plaies. Le Beauvaisien a joué de malchance et n’a pu faire mieux qu’une 4e place à Châteauroux.

Warren Barguil

Le Breton (Arkéa-Samsic) a lui aussi quitté cette édition du Tour de France avant son terme. Impliqué dans une nouvelle chute lors de la 13e étape, le Morbihannais a préféré se retirer avec de nombreuses douleurs. Déjà tombé lors de la première étape, Warren Barguil n’a pas pu donner sa pleine mesure lors des étapes de montagne, notamment dans les Alpes : 98e au Grand-Bornand puis 29e à Tignes. Un Tour à oublier pour le grimpeur breton.

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