Cet article date de plus de deux ans.

Euro 2021 : trio offensif balbutiant, défense parfois aux abois... Quel bilan pour les Bleus à l'issue de la phase de groupes ?

Invaincue lors de ses trois premiers matchs de la compétition, l’équipe de France n’a pas totalement rassuré avant d'entamer les matchs à élimination directe.

Article rédigé par Denis Ménétrier, franceinfo: sport - De notre envoyé spécial à Budapest
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 4 min
L'équipe de France célèbre le deuxième but de Benzema face au Portugal, le 23 juin à Budapest (DMITRIY GOLUBOVICH / ANADOLU AGENCY / AFP)

Un repos bien mérité. Voilà ce qui attend l'équipe de France pour ce jeudi 24 juin, au lendemain de son match nul face au Portugal (2-2) qui lui a permis d'assurer la première place du groupe F et un huitième de finale à disputer face à la Suisse à Bucarest lundi prochain. Au vu de la proximité entre Budapest et la capitale roumaine, les Bleus vont rester en Hongrie lors des prochains jours, malgré les difficultés rencontrées par les joueurs de Didier Deschamps dans le stade Ferenc-Puskas.

Le sélectionneur des Bleus a donc fait le choix de prolonger le camp de base des Bleus à l'hôtel Marriott, au bord du Danube. Pourtant, il avait quelques raisons de vouloir quitter le plus rapidement possible la Hongrie, où son équipe a affiché des limites face à la sélection locale (1-1) samedi dernier et face au Portugal hier. Les supporters et observateurs français avaient peut-être vu l'équipe de France, championne du monde en titre, plus belle qu'elle ne l'est réellement. Elle a néanmoins terminé à la première place de son groupe.

Le rude séjour à Budapest

Les deux matches joués à la Puskas Arena ont donc révélé quelques faiblesses des Bleus, notamment dans le secteur défensif où Benjamin Pavard n'a pas convaincu face à la Hongrie, pas plus que Jules Koundé face au Portugal. L'édifice défensif savamment pensé par Deschamps et qui avait permis à son équipe de remporter le Mondial 2018, a tangué à plusieurs reprises.

Il avait tenu le coup face à l'Allemagne (1-0) au cours d'une soirée où la Nationalmannschaft s'était cassé les dents pendant plus d'une heure et demie sur l'arrière-garde française, sans parvenir à la déstabiliser réellement. Après le passage en force à Munich, le séjour dans la chaleur de Budapest aura été plus compliqué à gérer pour Deschamps et ses joueurs, qui ont notamment perdu un atout offensif de poids avec la blessure d'Ousmane Dembélé.

Le trio offensif n'a pas encore trouvé la recette

Sérénité et sourires restaient de mise lors des différents entraînements malgré cette mauvaise nouvelle et la contre-performance face à la Hongrie. Nul doute qu'après la première place assurée mercredi, le moral des Bleus restera au beau fixe. D'autant que le match face au Portugal, s'il a de nouveau révélé des limites offensives chez les Français et que le trio de devant a encore à travailler ses automatismes, a surtout permis à Karim Benzema de débloquer son compteur.

L'attaquant du Real Madrid a inscrit un doublé après une préparation frustrante, des occasions à la pelle et plusieurs buts refusés pour des positions de hors-jeu. La question est dorénavant de savoir si "KB(1)9" parviendra à enchaîner dès les huitièmes de finale, face à la Suisse, lundi prochain. Tout comme Kylian Mbappé, élément offensif le plus en vue des Bleus sur cette phase de groupes et qui, paradoxalement, n'aura pas marqué ni délivré la moindre passe décisive en trois matchs.

Les huitièmes de finale vont rebattre les cartes

Paul Pogba a été, avec l'attaquant du Paris Saint-Germain, le joueur majeur de l'équipe de France dans cette phase de groupes. En bien, lors de son match impressionnant face à l'Allemagne et mercredi soir face au Portugal - il est à l'origine des deux buts français -, comme en mal avec un match raté dans les grandes largeurs face à la Hongrie, à l'image de toute l'équipe. Malgré les doutes et les incertitudes, malgré la confiance engrangée sur certaines phases de jeu, "ce sera une tout autre compétition qui démarrera" en début de semaine prochaine, du côté de Bucarest, comme l'a expliqué Hugo Lloris, le capitaine des Bleus, mardi en conférence de presse d'avant-match.

Didier Deschamps et Karim Benzema après le match nul de l'équipe de France face au Portugal, le 23 juin à Budapest (FRANCK FIFE / POOL)

"Une impression se dégagera des matches de poule, mais les huitièmes de finale, c'est une nouvelle compétition et les impressions de départ ne sont pas les mêmes qu'après", complétait Deschamps quelques minutes plus tard. Avec l'arrivée des matches à élimination directe, la phase de groupes devrait rapidement apparaître comme un lointain souvenir pour les Bleus. Et même si tout n'a pas été parfait pour les champions du monde en titre, n'oublions pas que le Portugal a remporté l'Euro en 2016 avec trois matchs nuls médiocres lors de la phase de poules.

"On finit premier, d'autres équipes ont peut-être fait meilleure impression mais on est là. La victoire contre l'Allemagne était très importante pour nous, on a pris un point dans un contexte très particulier face à la Hongrie. Et connaissant le résultat de l'Allemagne, le match nul nous suffisait (face au Portugal) donc il ne fallait pas prendre de risques. On est très satisfait d'être au rendez-vous encore une fois", a expliqué Deschamps, interrogé sur le bilan de son équipe à l'issue de la phase de groupes. Mais on l'aura bien compris, ces conclusions pourraient rapidement devenir caduques.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.