Champions Cup : les clés de la finale entre La Rochelle et le Leinster

Le Stade rochelais peut remporter sa première couronne européenne contre l'ogre irlandais, samedi

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France Télévisions
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Pierre Bourgarit, le 2 mai 2021 à La Rochelle. (XAVIER LEOTY / AFP)

Le Stade rochelais a rendez-vous avec l'ogre irlandais du Leinster, samedi 28 mai (17h45), en finale de Champions Cup. Déjà tombé à ce niveau contre Toulouse l'an passé, les Maritimes ont l'occasion de remporter un premier trophée européen à Marseille. Ce ne sera pas chose aisée, contre une formation dublinoise en grande forme. Franceinfo: sport vous livre les clés de cette finale, à suivre sur France 2 et france.tv.

La Rochelle face à son histoire

Depuis sa remontée en Top 14, en 2014, le Stade rochelais ne cesse de progresser. Après une saison dernière frustrante, ponctuée par deux défaites en finale de championnat et de Champions Cup contre Toulouse, La Rochelle doit concrétiser cette montée en puissance. Cette fois, le Stade rochelais ne sera pas favori, contre un Leinster impressionnant. "On aime bien être dans l'ombre et faire mentir les pronostics", a assuré à l'AFP le capitaine Grégory Alldritt.

"L'objectif est de décrocher un titre, a poursuivi le récent vainqueur du Tournoi des six nations. On ne parle pas de défaite, car si on commence à en parler, c'est la fin." Transformer l'essai devient urgent : outre les deux déconvenues de l'an passé, les Maritimes ont aussi perdu la finale de Challenge Cup en 2019. Pour l'heure, le palmarès rochelais se limite à deux titres dans l'éphémère Coupe de la Ligue (2002 et 2003).

Le rouleau-compresseur du Leinster est revanchard

L'an passé, La Rochelle avait étouffé le Leinster en demi-finales (32-23). Will Skelton et ses compères auront fort à faire pour rééditer pareil exploit, tant les Irlandais surnagent cette saison. Ils ont inscrit en moyenne 49 points par match depuis le début de cette Champions Cup ! Épatants face à Toulouse au tour précédent (40-17), les Dublinois, quatre fois titrés dans la compétition, s'appuient sur une ossature internationale dévastatrice. Jugez plutôt : treize des quinze titulaires en demies ont disputé le Tournoi avec l'Irlande.

"C'est scolaire ce qu'ils proposent, des choses répétées, mais c'est tellement bien fait que c'est efficace", a synthétisé Alldritt. À la manière du XV du Trèfle, les Leinstermen sont prêts à enchaîner les phases de jeu au près, pour épuiser la défense adverse. "Au bout d'un moment, quand on ne fait que reculer, c'est évidemment compliqué de défendre", a reconnu le talonneur toulousain Julien Marchand après la demie. Greg Alldritt sait à quoi s'en tenir : "Essayer d'enrayer la machine et les agresser"

Au pied, le vent tournera-t-il pour West ?

Un véritable calvaire. Lors des deux finales du printemps dernier, l'ouvreur rochelais Ihaia West a flanché face aux perches. En Champions Cup, trois de ses tentatives ont fui le cadre dans un match très accroché (17-22). Un mois plus tard, le Néo-Zélandais a tremblé deux fois sur trois coups de pied (8-18) et failli dans l'animation.

"On n’avait pas été bons sous la pression, moi notamment", a reconnu le demi d'ouverture en conférence de presse. Ronan O’Gara sait ce qui s'est passé lors des deux finales de l’an passé où on n’y était pas mentalement. Il nous donne beaucoup de confiance." On le sait plus à son aise dans le jeu courant que dans l'exercice du but, mais West va devoir assurer, ce qu'il n'a fait qu'avec parcimonie contre le Racing en demies. Il lui faudra appréhender, aussi, le vent du Sud-Est, avant de rejoindre le RC Toulon l'an prochain.

La discipline comme donnée clé

Dans un match extrêmement haché, La Rochelle a concédé douze pénalités contre le Racing. Des broutilles à côté des dix-neuf fautes commises par les Franciliens, mais toujours trop pour se mettre au niveau d'une finale européenne. Il faudra gommer ces maux, qui ont coûté cher aux Maritimes par le passé. Personne, sur les bords de l'Atlantique n'a oublié le carton rouge reçu par Levani Botia en finale de la dernière Champions Cup. 

Avec un buteur adverse de la trempe de Sexton, la moindre faute dans leur propre camp pourrait contrarier les Rochelais. Et lorsqu'il n'indique pas les perches, l'ouvreur irlandais trouve d'excellentes touches proches de l'en-but. Lesquelles peuvent déboucher sur des ballons portés dévastateurs...

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