Sport : une économie fragilisée par le coronavirus

Luc Arrondel, économiste et directeur de recherche au CNRS, était l'invité du journal de 23 heures de franceinfo, vendredi 24 juillet. Il analyse les conséquences économiques des quatre mois d'arrêt du sport professionnel en France.

franceinfo

La finale de la Coupe de France, remportée par le PSG contre Saint-Étienne vendredi 24 juillet, a marqué la fin de quatre mois d'arrêt du sport professionnel en France. Une telle absence a engendré de nombreuses conséquences économiques. "La première conséquence a été sur les recettes des clubs, c'est-à-dire les recettes de la billetterie, les contrats de sponsoring et le non-paiement du dernier versement des droits TV", développe Luc Arrondel, économiste et directeur de recherche au CNRS, sur le plateau du journal de 23 heures de franceinfo.

Des conséquences à plus long terme ?

La Ligue 1 aurait donc perdu entre 350 et 400 millions d'euros. Par ailleurs, en plus de ces conséquences immédiates, il va également y avoir des conséquences sur le moyen et long terme, comme par exemple sur les transferts. "Hier (jeudi 23 juillet), le syndicat Première ligue estimait que la perte liée aux transferts des joueurs s'élèverait à plus de 200 millions d'euros. Ces dernières années, les prix des transferts reflétaient la hausse des revenus des clubs. En Europe, il y aura toujours des clubs riches donc je ne pense pas qu'on va voir disparaître les transferts importants", tempère Luc Arrondel.

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Les supporters respectent la distanciation sociale lors d'un match amical Le Havre-PSG, le 12 juillet 2020 au Stade Océane du Havre (Seine-Maritime). (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)