Ligue des champions : au bord du précipice en Ukraine, Monaco sait ce qu’il doit corriger

Battue 1-0 en barrages aller de Ligue des champions par le Shakhtar Donetsk, l’AS Monaco est condamnée à l’exploit en Ukraine mercredi.

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France Télévisions
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Kevin Volland et toute l'attaque monégasque à la peine en ce début de saison. (MANDOGA MEDIA)

Pour rejoindre la phase de poules de la Ligue des champions, l'AS Monaco n'a pas d'autre choix que de s'imposer face au Shakhtar Donetsk mercredi à Kharkiv. Défaits 1-0 en Principauté, les hommes de Niko Kovac ont encore leur destin en mains à condition de régler plusieurs problèmes.

Repartir au charbon

Dans la douce chaleur de Kharkiv (25 degrés attendus), l'AS Monaco espère enfin retrouver la flamme. Entre l'équipe des cinq premiers mois de l'année, et l'actuelle, un gros coup de froid est passé, dans le jeu comme dans les résultats. "On s'est endormis sur nos lauriers, accuse l'entraîneur monégasque Niko Kovac. On ne respecte pas notre jeu, comme on le faisait la saison dernière."

En cause ? Un manque d'investissement et de combativité que l'équipe paye cash à chaque match. Flagrant après trois journées de Ligue 1 (1 nul, 2 défaites) et un barrage aller de C1 perdu à domicile (1-0). "Il faut commencer chaque duel en un contre un. Ensuite, cela se passera au niveau collectif. Certains pensent que c'est plus facile, qu'on est une bonne équipe parce qu'on est qualifiés en tour préliminaire de C1. Mais on est une bonne équipe uniquement si on met les ingrédients."

Ben Yedder, Volland et Boadu attendus

"Quand vous n'êtes pas capable de marquer, il faut savoir ne pas faire de faute." Si la tentation de serrer le jeu est forte pour Niko Kovac, Monaco devra impérativement trouver l'ouverture en Ukraine pour continuer son aventure dans la plus prestigieuse des compétitions européennes. L'attaque, c'est l'un des points noirs de l'ASM depuis la reprise. Un petit but inscrit en Ligue 1 et surtout de gros passages à vide comme face à Lens samedi. Auteur de 36 buts la saison dernière, le duo Ben Yedder-Volland affiche une seule réalisation (pour l'Allemand contre le Sparta Prague). "C'est toujours la même question, s'étonne le technicien croate. Wissam est un grand attaquant. Cela va tourner, comme toujours. Il se crée des opportunités. Cela se joue à quelques centimètres."

Car hormis contre les Lensois, Monaco s'est créé des occasions et a surtout manqué de réalisme alors qu'elle était l'équipe la plus efficiente de L1 devant le Paris Saint-Germain et Marseille lors du précédent exercice (15,6% des frappes converties en but). La lumière viendra-t-elle de Myron Boadu ? Recrue phare de l'été monégasque (17 millions d'euros), le jeune Néerlandais de 20 ans manque encore de repères. C'est le match idéal pour lancer son aventure chez les Rouge et Blanc.

Retrouver une assise au milieu

Il n'y a pas que les attaquants dans le collimateur de Niko Kovac. "Nous affichons deux visages depuis le début de la saison. Celui du Championnat et celui de la Ligue des Champions. Je suis sûr que demain, les joueurs afficheront le vrai visage de l'AS Monaco : celui qu'on a vu en Coupe d'Europe et celui de la saison dernière", averti l'ex-entraîneur du Bayern Munich.

Dans son viseur, le milieu de terrain qui ne présente en effet plus les mêmes garanties qu'en fin de saison dernière. Golovine est très irrégulier tandis que la paire Tchouaméni-Fofana a été démantelée avant même le début des matchs de pré-saison alors que la complémentarité des deux joueurs était la clé de voute de l'ASM et son équilibre. "Il y a de la concurrence dans le groupe, s'est justifié le Croate. On remet les compteurs à zéro en début de saison, cela vaut pour Youssouf (Fofana) aussi."

L'international Espoirs a été remplacé par le Brésilien Jean Lucas, recruté à Lyon pour 12 millions d'euros, et auteur de belles percées là où Fofana laissait les initiatives à Tchouaméni pour se concentrer sur les tâches défensives. Si Monaco parvient à retrouver un bloc compact et percutant, il retrouvera une partie de son efficacité.

Oublier la fatigue

Condamné à disputer le 3e tour préliminaire puis les barrages pour accéder à la phase de poules de la Ligue des champions, Monaco doit subir un parcours du combattant. Une cadence infernale qui amène les Monégasques à disputer mercredi un septième match en 22 jours. De la fatigue ? Elle existe mais elle ne doit pas être un frein prévient l'expérimenté Cesc Fabregas : "Quand tu joues tous les trois jours, tu dois être prêt pour jouer et pour gagner. L'année dernière était différente. On jouait une fois par semaine. Cette année, le challenge est difficile."

À un match du but, Kovac ne veut pas entendre parler de fatigue et estime son effectif à 100 % physiquement. "Il ne faut pas abandonner notre rêve, reprend-t-il. Celui qu'on a construit durant 38 journées la saison dernière. Peut-être faudra-t-il se battre plus que 180 minutes et aller en prolongation?" Supérieur au Shakhtar passé les 25 premières minutes, l'ASM devra aussi rester patient pour faire sauter le verrou ukrainien.

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