Euro 2021 : Antoine Griezmann au soutien de la communauté LGBT après la polémique du "stade arc-en-ciel"

Dans un tweet, l'attaquant vedette des Bleus a rappelé son engagement en faveur des droits LBGT, après la polémique du "Rainbow-Gate".

Article rédigé par
Pauline Guillou - franceinfo: sport
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
L'attaquant des Bleus Antoine Griezmann, lors du match amical de l'équipe de France contre le Pays de Galles. (FRANCK FIFE / AFP)

Face à la polémique du "Rainbow-Gate" qui enfle en Europe après le refus de l'UEFA d'autoriser Munich à illuminer son stade aux couleurs arc-en-ciel, Antoine Griezmann a tenu à afficher son soutien à la communauté LGBT. Le joueur du FC Barcelone a publié un tweet mardi 22 juin, rappelant son engagement sur la question.

Du terrain à "Têtu"

Après plusieurs prises de parole remarquées en faveur des droits LGBT, Antoine Griezmann se sert à nouveau de son statut pour affirmer ses valeurs. En 2019, il avait été l'un des seuls joueurs à témoigner dans un documentaire, réalisé par Yohann Lemaire, à propos de l'homosexualité dans le football.

Quelques mois plus tard, c'est en Une du magazine LGBT "Têtu" que le champion du monde se retrouvait. Dans une interview de quatre pages, l'attaquant appelait notamment les instances du ballon rond à faire plus contre l'homophobie dans le football. Entre les chants discriminants des tribunes, le tabou du sujet dans les équipes, et le silence des dirigeants, le numéro 7 des Bleus avait trouvé dans ce combat l'occasion de faire entendre sa voix au-delà des terrains.

L'attaquant s'était déjà engagé sur d'autres sujets sociaux et politiques. Violences conjugales, violences policières... Le champion du monde avait notamment interpellé le ministre de l'intérieur Gérald Darmanin, après l'agression du producteur de musique Michel Zecler. En décembre, alors qu'il était l'un des ambassadeurs de la marque Huawei, il avait annoncé rompre son contrat avec le géant de l'électronique chinois. L'entreprise était accusée d'avoir aidé le gouvernement chinois à la surveillance et persécution de la minorité musulmane ouïghoure.

Bras de fer entre Munich et l'UEFA

La polémique du "Rainbow-Gate" est initialement partie d'une requête de la ville de Munich. Après avoir demandé à l'UEFA d'illuminer son stade aux couleurs du drapeau LGBT lors du match entre l'Allemagne et la Hongrie, les autorités municipales se sont heurtées au cynisme de l'instance de football européen, hostile à cette initiative et défendant une position religieuse et politique neutre. 

En plus des accusations de racisme et d'homophobie envers les supporters hongrois en marge des matchs contre le Portugal et la France, le gouvernement de Viktor Orban a voté cette semaine, une loi visant à "interdire la promotion de l'homosexualité auprès des mineurs". Face au "signal clair" que voulait envoyer l'Allemagne "à la Hongrie et au monde entier", l'UEFA s'est montrée frileuse. Les autorités municipales de Munich, soutenues par d'autres villes comme Cologne, Francfort et Berlin, ont décidé d'illuminer certains de leurs bâtiments emblématiques aux couleurs du drapeau LGBT.

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